Mon enfant refuse d’aller à l’école : comprendre la phobie scolaire

Il est 7h30 du matin.
Le petit déjeuner est prêt, le cartable est posé près de la porte… mais votre enfant dit qu’il a mal au ventre.
Qu’il est trop fatigué.
Qu’il ne veut pas aller à l’école.
Au début, les parents pensent souvent à une mauvaise journée. Puis les refus se répètent.
Les matins deviennent des moments de tension, parfois de larmes ou de crise, et la question apparaît :
Pourquoi mon enfant ne veut-il plus aller à l’école ?
« Avant, tout allait bien »
La mère de Nathan, 10 ans, racontait :
« Jusqu’en CE2, il aimait l’école. Et puis un matin il a commencé à dire qu’il avait mal au ventre avant de partir. »
Au début, les parents pensent à un virus.
Mais les douleurs reviennent uniquement les jours d’école.
Petit à petit, Nathan se met à pleurer le matin.
Il s’accroche à sa mère et refuse de quitter la maison.
Ce type de situation peut correspondre à ce que les spécialistes appellent la phobie scolaire, aujourd’hui souvent nommée refus scolaire anxieux.
Qu’est-ce que la phobie scolaire ?
La phobie scolaire n’est pas un caprice ni un simple refus d’obéir.
Selon les pédopsychiatres, il s’agit d’un trouble anxieux dans lequel l’enfant ressent une angoisse intense à l’idée d’aller à l’école.
Cette anxiété peut provoquer :
- maux de ventre ou nausées
- maux de tête
- troubles du sommeil
- crises de panique le matin
- pleurs ou refus de quitter la maison.
Ces symptômes sont souvent réels : le corps réagit à l’anxiété.
Une situation relativement fréquente
Selon les données de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de la pédopsychiatrie française, le refus scolaire anxieux concernerait environ 1 à 2 % des enfants et adolescents.
La période la plus fréquente se situe :
- entre 10 et 13 ans
- ou au moment d’un changement scolaire important (entrée au collège ou au lycée).
(Source : HAS, recommandations sur les troubles anxieux de l’enfant et de l’adolescent)
Les causes possibles
Il n’existe pas une seule cause.
La phobie scolaire apparaît souvent lorsque plusieurs facteurs se combinent :
- harcèlement scolaire
- anxiété ou hypersensibilité
- manque de confiance en soi
- difficultés relationnelles
- pression scolaire importante
- événement de vie difficile (séparation, déménagement, deuil).
Dans certains cas, l’enfant ne sait même pas expliquer lui-même ce qui provoque cette angoisse.
Le désarroi des parents
Les parents se sentent souvent désemparés.
Ils oscillent entre plusieurs questions :
- Doit-on le forcer à aller à l’école ?
- Faut-il attendre que cela passe ?
- Est-ce que j’ai raté quelque chose ?
Selon de nombreux spécialistes, il est important de ne pas banaliser la souffrance de l’enfant, tout en évitant d’entrer dans un conflit permanent.
Un accompagnement peut alors aider l’enfant à comprendre et apaiser son anxiété.
Comment aider son enfant
L’objectif n’est pas simplement de convaincre l’enfant d’aller à l’école, mais de traiter l’anxiété qui se cache derrière ce refus.
Plusieurs approches peuvent être utiles :
- accompagnement psychologique
- thérapies cognitives et comportementales
- techniques de relaxation
- hypnose ou EMDR.
Ces approches peuvent aider l’enfant à retrouver un sentiment de sécurité et de confiance.
Hypnose et anxiété chez l’enfant
Plusieurs études montrent que les techniques d’hypnose peuvent aider les enfants à réduire l’anxiété et mieux réguler leurs émotions.
Par exemple :
- Kohen & Olness (2011) – Hypnosis and Hypnotherapy with Children
- American Academy of Pediatrics (AAP) : utilisation de l’hypnose pour l’anxiété et la douleur chez l’enfant.
Ces approches utilisent souvent l’imaginaire et les métaphores, particulièrement efficaces chez les enfants.
Un accompagnement pour enfants et adolescents
Dans mon cabinet à Villeneuve-lès-Avignon (Grand Avignon), j’accompagne régulièrement des enfants et des adolescents confrontés à l’anxiété, au harcèlement scolaire ou aux refus d’aller à l’école.
Les séances sont adaptées à l’âge de l’enfant et reposent souvent sur l’imaginaire et des exercices ludiques.
L’objectif est de l’aider à retrouver confiance, apaisement et sécurité intérieure.
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