HPI : Qui sont-ils vraiment ?
Quand on parle de Haut Potentiel Intellectuel (HPI) ou de « surdoué », beaucoup imaginent un enfant qui réussit tout à l’école ou un adulte prodige capable de résoudre des équations complexes en quelques secondes. La réalité est bien plus nuancée et mérite d’être connue.

Un chiffre stable : 2,5 % de la population
Le HPI ne concerne pas une « mode » ni une catégorie fluctuante. Environ 2,5 % de la population possède un quotient intellectuel (QI) supérieur à 130, seuil généralement retenu pour définir le Haut Potentiel. Ce chiffre reste stable depuis plusieurs décennies, indépendamment des effets médiatiques ou des tendances de test.
Ni cadeau, ni médaille, ni handicap
Être HPI n’est ni une chance, ni une punition. Imaginez : c’est comme être au volant d’une Formule 1 sans permis de conduire. Vous pouvez aller très vite, mais dans les virages, ça coince parfois. Ce « moteur cognitif » puissant demande de l’apprentissage, de la régulation et parfois de l’accompagnement pour ne pas se heurter au monde réel.
Des enfants aux regards scrutateurs
Certains spécialistes et parents remarquent chez les enfants HPI un regard scrutateur dès la naissance, comme s’ils observaient et analysaient chaque détail de leur environnement. Ce n’est pas systématique, mais cela traduit souvent une curiosité et une attention accrues. Dès la petite enfance, ces enfants peuvent sembler différents : posés, concentrés, mais parfois rapidement frustrés ou ennuyés par les stimulations ordinaires.
Pas brillants à l’école
Contrairement aux clichés, tous les HPI ne réussissent pas automatiquement dans le système scolaire.
Certains enfants brillent dans toutes les matières et sautent des classes.
D’autres s’ennuient profondément, décrochent ou montrent des résultats hétérogènes. Par exemple, un élève avec un QI de 135 peut être parfaitement autonome en mathématiques mais éprouver des difficultés en expression écrite. Un professeur de français m’a même demandé un jour : « Votre fils comprend-il tout quand on parle ? », ignorant son haut potentiel.
De plus, les reportages sur les « enfants prodiges » ne concernent pas forcément des HPI, mais souvent des enfants à QI supérieur très stimulés dans un domaine précis.
Le mythe de la multiplication des HPI
Pourquoi semble-t-il y avoir tant de « HPI » autour de nous ?
Certains tests sont réalisés par des professionnels peu formés, qui flattent parfois les parents.
D’autres parents interprètent à tort un QI entre 110 et 125 comme du Haut Potentiel, ce qui reste très élevé mais ne correspond pas à la définition officielle.
Enfin, certains enfants ont un QI « non calculable » en raison de trop grands écarts entre les indices, mais présentent des sections supérieures à 130.
Un accompagnement professionnel est essentiel
Pour confirmer un Haut Potentiel, il est conseillé de faire passer le test par un psychologue qualifié et expérimenté, affilié à des associations reconnues comme :
- ANPEIP : https://www.anpeip.org
- AFEP : https://www.afep-asso.fr
- AFEHP : https://www.afehp.org
Ces associations aident également les familles à comprendre le HPI, à adapter l’éducation et à gérer les besoins spécifiques de l’enfant.
L’hypnose comme outil de soutien
L’hypnose peut jouer un rôle précieux pour les enfants et adultes HPI :
Gestion du stress et de l’anxiété face au décalage avec les autres.
Canalisation de l’énergie cognitive pour mieux se concentrer et organiser ses idées.
Renforcement de la confiance en soi et régulation des émotions intenses.
Accompagnement des enfants multidys ou avec des troubles associés, en respectant leur profil unique.
Chaque HPI est différent, et l’accompagnement doit être individualisé, respectueux de sa personnalité et de son rythme. L’hypnose ne change pas le QI, mais aide à mieux vivre avec et à exploiter pleinement son potentiel.
- Terrassier, J.-C. (2011). Test et identification de l’enfant précoce. ANPEIP.
- Clobert, N. (2020). Haut potentiel intellectuel et heureux. Editions Dunod.
- Adda, A. (2017). Adultes surdoués : S’épanouir dans son univers professionnel. Huffington Post.
- Bost, C. (2011). Témoignage sur la créativité et l’expression artistique chez les HPI.)
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