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Changement d’heure : et si vous disiez stop à la déprime ?

Changement d’heure : et si vous disiez stop à la déprime ? - Caroline Cayol - Maître Praticienne certifiée en Hypnose Ericksonienne Avignon

Chaque année, le dernier week-end d’octobre marque le passage à l’heure d’hiver.
Une heure de sommeil gagnée, certes… mais pour beaucoup, cette période signe aussi le début d’un déséquilibre intérieur.

Les journées raccourcissent, la lumière se fait rare, le rythme biologique se dérègle, et la fatigue s’installe.
Petit à petit, une forme de lenteur, d’irritabilité ou de baisse de moral apparaît.
C’est ce qu’on appelle communément la dépression saisonnière.

Qu’est-ce que la dépression saisonnière ?

La dépression saisonnière, appelée aussi TAS (Trouble Affectif Saisonnier) ou SAD (Seasonal Affective Disorder), est un état dépressif majeur lié au manque de lumière naturelle.

Elle se manifeste chaque année, à la même période (automne / hiver), pendant au moins deux années consécutives.
Elle est à distinguer du simple blues hivernal, qui reste passager et moins intense.

En France, près d’une personne sur dix serait touchée par ce trouble récurrent aussi lourd qu'une vraie dépression.
Les personnes travaillant en intérieur sans lumière naturelle, celles travaillant de nuit ou en horaires décalés ( c'était mon cas lorsque je faisais de la radio à 4h du matin , dans mon ancienne vie) et les femmes, semblent plus prédisposées à en souffrir.

Les causes de ce trouble affectif saisonnier

Le Dr Norman E. Rosenthal, psychiatre et chercheur au National Institute of Mental Health (États-Unis), a démontré dès 1984 le lien entre la baisse de luminosité et les troubles dépressifs hivernaux.

Le manque de lumière perturbe en effet deux hormones essentielles :

  • La mélatonine, hormone du sommeil, dont la production augmente anormalement en journée, déréglant notre horloge biologique (cycle éveil / sommeil).
  • La sérotonine, hormone du bien-être, dont la production chute, ce qui affecte l’humeur, la motivation et l’énergie.

Ce double déséquilibre hormonal explique la baisse de moral, la fatigue, la somnolence et l’envie de sucre souvent observées pendant l’hiver.
Les symptômes s’atténuent au printemps, lorsque la luminosité naturelle augmente et en France quand on repasse à l'heure d'été.

Les symptômes les plus fréquents

Voici les manifestations les plus courantes de la dépression saisonnière :

  • Fatigue chronique et somnolence,
  • Troubles de l’humeur (irritabilité, tristesse, sautes d’humeur),
  • Perte d’intérêt pour les activités,
  • Manque d’énergie et difficultés de concentration,
  • Stress accru et repli sur soi,
  • Troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie),
  • Appétence pour le sucré et le gras et prise de poids,
  • Baisse de la libido,
  • Sentiment de dévalorisation ou idées noires dans les cas sévères.

Pourquoi le changement d’heure amplifie-t-il ces effets ?

Le passage à l’heure d’hiver accentue la baisse d’exposition à la lumière du jour.
Notre organisme, profondément lié à la lumière, se trouve décalé : le rythme circadien (veille / sommeil) ne coïncide plus avec le rythme social.

La mélatonine est sécrétée trop tôt ou trop tard, le sommeil devient plus léger, l’attention diminue et le moral en pâtit.
Ce n’est pas “dans la tête” : c’est un dérèglement biologique réel, qui se traduit par un ralentissement global de l’organisme.

L’hypnose : un allié pour traverser la saison autrement

L’hypnose Ericksonienne ne remplace pas un suivi médical, mais elle agit comme un véritable soutien psychocorporel.
Elle aide à retrouver un équilibre intérieur malgré les changements extérieurs.

En état hypnotique, le mental se relâche, et le corps peut réapprendre à :

  • Retrouver un sommeil profond et régulier,
  • Dissoudre les tensions nerveuses accumulées,
  • Réactiver la motivation et l’énergie,
  • Apaiser le stress lié au manque de lumière et au ralentissement de la saison.

C’est une manière douce de reprogrammer l’inconscient pour qu’il s’adapte mieux au nouveau rythme.
On ne lutte plus contre l’hiver : on apprend à l’habiter autrement.

Se reconnecter à la lumière intérieure

Lors de mes séances (toujours personnalisées selon l’histoire et le ressenti de chacun), j’invite souvent mes clients à retrouver la sensation de chaleur, de clarté et de vitalité.

Grâce à des visualisations guidées, l’esprit réactive la mémoire sensorielle du soleil, de la lumière du matin, du mouvement et de la respiration fluide.
Ce travail agit en profondeur sur le moral, mais aussi sur le corps.

Quand le mental se détend, l’énergie circule mieux, et le sommeil se régule naturellement.
L’hypnose permet ainsi de faire la paix avec l’hiver plutôt que de le subir.

Après une séance : ce que l’on ressent

Beaucoup décrivent :

  • Une sensation de détente profonde, comme si le corps avait enfin relâché ce qu’il retenait,
  • Une fatigue douce mais agréable, signe que l’organisme se rééquilibre,
  • Un allègement intérieur, une respiration plus fluide.

Certains ressentent même une impression de lumière intérieure, comme si le corps se souvenait de ce que c’est, “être lumineux”, et recommençait à produire cette énergie.

Dans les jours qui suivent, le sommeil devient plus réparateur, le réveil plus facile, le moral se stabilise, et l’envie de bouger revient doucement.

Il ne s’agit pas d’un effet magique, mais d’une reconnexion progressive à ses propres ressources.

Et si, cette année, vous changiez de saison en douceur ?

L’hiver n’a pas à être une épreuve.
Avec un accompagnement adapté, vous pouvez traverser cette période avec plus d’équilibre, de sérénité et de vitalité.

Séances sur rendez-vous – en cabinet ou en ligne
Avignon / Paris / En visio

Vous pouvez me contacter dès maintenant pour en parler, simplement.
Parce qu’un changement d’heure… peut aussi être l’occasion de changer votre rythme intérieur.

Ce que dit la recherche scientifique

Selon une étude canadienne menée par le Centre de recherche de l’Université Laval Robert-Giffard (Québec), le TAS toucherait 2 à 3 % de la population, et jusqu’à près de 10 % des habitants des régions nordiques comme l’Alaska.
Une forme plus légère (TAS subclinique) concernerait environ 18 % des individus.

Ces travaux soulignent que ce trouble se distingue de la dépression majeure par la survenue saisonnière et la présence de symptômes atypiques tels que l’hypersomnie, l’hyperphagie et le besoin accru de glucides.

Bien que les études spécifiques sur l’Hypnose pour le trouble affectif saisonnier (TAS) soient encore limitées, l’Hypnose apparaît comme une approche complémentaire pertinente et prometteuse. En effet, elle permet d’agir sur le système corps-esprit : réduire les tensions, améliorer la qualité du sommeil, relancer l’énergie, et favoriser une meilleure adaptation aux changements de saison.»

Sources :
Anne-Marie Gagné, Guylain Bouchard, Philippe Tremblay, Alexandre Sasseville et Marc Hébert –
Centre de recherche, Université Laval Robert-Giffard (CRULRG), Faculté de médecine, Département d’ophtalmologie, Québec (Canada).
Dr Norman E. Rosenthal – National Institute of Mental Health (USA).