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Hypnose Ericksonienne à Avignon - Caroline Cayol HypnothérapeuteTarifs et Rendez-vous

Comment le dialogue avec l’inconscient transforme peurs et blocages

L’hypnose pour les adolescents - Caroline Cayol - Maître Praticienne certifiée en Hypnose Ericksonienne Avignon

L’histoire de Clara ou le dialogue avec l'esprit inconscient

Clara, 34 ans, avait une peur panique de l’eau. Même une simple baignade en piscine déclenchait chez elle des sueurs froides et une accélération du rythme cardiaque. "Je ne comprends pas d’où ça vient, ça n’a aucun sens !" me confiait-elle lors de notre première séance. Pourtant, en quelques semaines, Clara a non seulement retrouvé le plaisir de nager, mais elle a aussi découvert une force insoupçonnée en elle.

Comment ? Grâce au dialogue avec son esprit inconscient, une méthode qui n’a rien de magique, mais qui repose sur la science du cerveau et l’art de l’écoute. Dans cet article, je vous emmène dans les coulisses de cette technique, à travers des récits, des métaphores et des découvertes neuroscentifiques.

L’inconscient : ce grand inconnu qui nous guide

Imaginez votre esprit comme un iceberg. La partie émergée, c’est votre conscience : vos pensées, vos décisions, ce que vous pouvez expliquer. Mais sous la surface se cache 90 % de votre mental : vos souvenirs oubliés, vos automatismes, vos peurs secrètes, vos désirs inavoués.

Les neurosciences nous apprennent que cette partie immergée — l’inconscient — est toujours active. Elle influence vos choix, vos réactions, et même vos rêves. Par exemple, saviez-vous que :

Votre cerveau traite 11 millions d’informations par seconde de manière inconsciente, contre seulement 40 à 50 de manière consciente (Norretranders, 1998) ?

Vos émotions sont souvent déclenchées par l’inconscient avant même que vous ne les compreniez (LeDoux, 1996).

Mais comment accéder à ce réservoir d’informations ? C’est là que le dialogue avec l’inconscient entre en jeu.

Le dialogue avec l’inconscient : une conversation avec soi-même

Revenons à Clara. Lors de notre première séance, je lui ai demandé : "Si ta peur de l’eau pouvait parler, que te dirait-elle ?" Clara a fermé les yeux, respiré profondément, et après un silence, elle a fait remonter un souvenir refoulé qui est remonté à la surface : Clara avait sauté dans la piscine sans brassards enfant, vers l'âge de 3 ans, et son cerveau avait "oublié" cet épisode… mais son corps, lui, s’en souvenait même si son pére l'avait sortie de l'eau immédiatement et que personne ne lui avait raconté cet épisode qui semblait anodin aux yeux de ses parents "car elle n'avait pas bu la tasse et n'avait pas réalisé ce qui s'était passé" lui expliqueront-ils après la séance. 

En dialoguant avec son inconscient, elle a pu revisiter ce souvenir, le comprendre, et surtout, le réécrire pour enlever son pouvoir sur elle.

Comment ça marche ?

On crée un espace sécurisé : Comme un plongeur qui s’équipe avant d’explorer les profondeurs, on prépare le mental avec une relaxation légère.
On pose des questions ouvertes : "Qu’est-ce que ton inconscient veut te dire sur cette situation ?" (Pas de suggestions, juste de l’écoute.)
On accueille les réponses : Elles peuvent venir sous forme de mots, d’images, de sensations… ou même de silences éloquents.
On intègre les découvertes : Comme un archéologue qui nettoie une relique, on donne du sens à ce qui émerge.

Résultat pour Clara : En trois séances, sa peur s’est transformée en curiosité. Elle s'est même inscrite avec son fils à des cours de natation, chose impensable quelques semaines plus tôt.

Pourquoi ça n’a rien de paranormal ?

Certains pensent que dialoguer avec l’inconscient relève de la voyance ou de l'ésotérisme. Pourtant, c’est aussi scientifique que :

Un scanner cérébral : Quand vous introspectez, votre cortex préfrontal (siège de la réflexion) et votre système limbique (siège des émotions) s’activent en même temps (Gusnard, 2001).
Un logiciel de décryptage : Votre inconscient est comme un disque dur rempli de données. Le dialogue permet d’y accéder sans forcer, comme un mot de passe oublié qui revient soudainement.

Exemple : Pensez à ces moments où une solution à un problème vous vient sous la douche ou en marchant. C’est votre inconscient qui travaille ! Le dialogue avec l’inconscient, c’est simplement créer les conditions pour que ces insights arrivent plus souvent… et plus précisément.

À quoi ressemble une séance ? Le récit de Thomas

Thomas, cadre stressé, venait me voir pour un burn-out. "Je me sens comme un robot, je n’ai plus de joie", disait-il. Voici comment s’est déroulée sa séance :
L’accueil : On a identifié son objectif : "Retrouver l’enthousiasme au travail."
La relaxation : En 5 minutes, Thomas était détendu, mais toujours conscient.

Le dialogue :
Moi : "Si ton inconscient était un personnage, à quoi ressemblerait-il ?"
Thomas : "À un enfant de 10 ans, assis dans un coin, les bras croisés."
Moi : "Qu’est-ce qu’il veut te dire, cet enfant ?"
Thomas (les yeux brillants) : "‘Tu m’as oublié. On s’amusait, avant.’"

La révélation : Thomas a réalisé qu’il avait sacrifié sa créativité pour plaire à ses supérieurs. Son "enfant intérieur" lui rappelait son besoin de jouer, d’innover.

L’action : Il a commencé à bloquer du temps pour des projets personnels au travail. Trois mois plus tard, il m’a envoyé un mail : "Je viens de lancer une nouvelle idée… et mon patron adore !"

Et si c’était votre tour ?

Le dialogue avec l’inconscient n’est pas réservé aux "cas désespérés". C’est un outil pour :

Débloquer des peurs (comme Clara).
Retrouver sa motivation (comme Thomas).
Prendre des décisions alignées (ex : changer de carrière, déménager).
Mieux se comprendre (ex : "Pourquoi je sabote mes relations ?").

Ce n’est pas de la magie, c’est de la science appliquée à l’humain.

Un dernier mot.
Votre inconscient est comme un livre dont vous auriez perdu la clé. Le dialogue avec l’esprit inconscient, c’est simplement apprendre à tourner la serrure. Et parfois, ce qu’on y découvre change tout.

Et vous, quelle porte aimeriez-vous ouvrir ?
Références scientifiques (pour les curieux) :
Norretranders, T. (1998). The User Illusion.
LeDoux, J. (1996). The Emotional Brain.
Gusnard, D. (2001). Medial prefrontal cortex and self-referential mental activity.