Quand la peau parle… sans que ce soit « dans la tête »

Claire arrive au cabinet en manches longues, même en plein été.
Elle sourit facilement, mais ses mains restent cachées. Après quelques minutes, elle explique :
« J’ai du psoriasis depuis dix ans. On m’a souvent dit que c’était le stress… que je devais me détendre… comme si c’était de ma faute. »
Beaucoup de patients atteints de maladies de peau ont entendu cette phrase un jour.
Et pourtant, ces maladies ne sont pas psychologiques.
Le psoriasis, l’eczéma, l’urticaire chronique ou la dermite séborrhéique sont de vraies maladies inflammatoires, avec des mécanismes immunitaires et biologiques bien identifiés. Elles ne sont ni imaginaires, ni causées par un manque de volonté ou une fragilité émotionnelle.
Mais ce qui est vrai aussi, c’est que le stress, la fatigue et les émotions intenses peuvent aggraver les poussées. Non pas parce que la maladie est « dans la tête », mais parce que le système nerveux influence directement l’inflammation et l’immunité.
Et c’est là que l’hypnose devient un outil intéressant d’accompagnement.
Mieux comprendre ces maladies de peau
Certaines affections dermatologiques sont aujourd’hui très fréquentes :
- Le psoriasis provoque des plaques rouges épaisses recouvertes de squames, parfois douloureuses ou très visibles.
- L’eczéma et la dermatite atopique entraînent démangeaisons, plaques sèches et inflammations récurrentes.
- L’urticaire chronique provoque des plaques soudaines, mobiles et très inconfortables.
- La dermite séborrhéique touche surtout le cuir chevelu et le visage, avec rougeurs et desquamations.
- La maladie de Verneuil entraîne des lésions inflammatoires douloureuses et récidivantes.
Toutes ont un point commun : elles évoluent par poussées, parfois imprévisibles, et impactent fortement la qualité de vie.
Le regard des autres, les démangeaisons, la fatigue, les traitements longs… finissent souvent par peser.
Où l’hypnose peut vraiment vous aider
L’hypnose ne remplace pas un dermatologue ni un traitement médical.
En revanche, elle agit sur tout ce qui entretient ou amplifie les symptômes :
- le stress chronique
- les tensions internes
- l’anxiété liée aux poussées
- le grattage automatique
- la fatigue émotionnelle liée à la maladie visible
En séance, le patient apprend progressivement à :
- apaiser les sensations de démangeaisons ou de brûlure,
- diminuer la tension nerveuse favorisant les poussées,
- reprendre confiance en son corps,
- retrouver une relation plus sereine avec son image.
La pratique de l’autohypnose permet ensuite de prolonger ce travail au quotidien.
« Ce n’est pas dans ma tête… mais je peux agir »
Quelques semaines plus tard, Claire revient en séance, manches retroussées sans y penser.
Ses plaques n’ont pas disparu — ce n’est pas magique — mais les démangeaisons ont diminué, les poussées sont moins intenses, et surtout elle dit :
« Je me sens moins en guerre avec ma peau. »
Souvent, le changement commence là :
passer de subir la maladie à retrouver un pouvoir d’action.
Reconnaissance scientifique de l’approche
Sources : Annales de dermatologie, H. Maillard, 2023.
L’utilité de l’hypnose est reconnue scientifiquement en dermatologie notamment dans le traitement des maladies inflammatoires de la peau et du cuir chevelu comme le psoriasis, l’urticaire, l’eczéma, la dermatite atopique, la dermite séborrhéique, la maladie de Verneuil, etc.
C’est un outil de prise en charge sans effet secondaire qui permet notamment de « redonner les manettes au patient ».
Vous êtes concerné(e) ?
Si vous vivez avec une maladie de peau et souhaitez explorer une approche complémentaire pour mieux vivre avec, nous pouvons en parler simplement lors d’un premier échange.
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