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Mon enfant est harcelé à l’école : que faire pour l’aider rapidement ?

Mon enfant est harcelé à l’école : que faire pour l’aider rapidement ? - Caroline Cayol - Maître Praticienne certifiée en Hypnose Ericksonienne Avignon

Souvent, tout commence par un détail.
Un enfant commence soudain à dire qu’il a mal au ventre le matin. Il traîne pour s’habiller. Devient irritable. S’enferme dans sa chambre après l’école.

Et un jour, les parents arrivent au cabinet et disent :
« On ne reconnaît plus notre enfant. »

C’est exactement ce que m’ont dit les parents de Lucas, 10 ans. Lucas était un enfant joyeux, plein d’énergie. Puis il est devenu agressif à la maison, insolent, opposant. Chaque devoir devenait un conflit. Ses parents pensaient qu’il traversait une phase. En réalité, à la récréation, plusieurs élèves se moquaient de lui tous les jours. Ils cachaient ses affaires, riaient quand il arrivait, l’excluaient de tous les jeux et manigançaient des brimades dans son dos . Lucas n’avait rien dit.

Le harcèlement scolaire touche aujourd’hui énormément d’enfants, mais il reste difficile à détecter parce que les victimes parlent rarement directement.

On peut devenir harcelé pour presque rien

Ce qui frappe quand on reçoit ces enfants, c’est que la raison du harcèlement est souvent dérisoire. Je repense à Hugo, moqué parce qu’il avait encore une gourde « de petit ». À Sarah, exclue parce qu’elle portait toujours des vêtements à la mode mais "choisis par sa mère". À Nathan, pris pour cible parce qu’il était trop bon élève. À Lila, moquée parce qu’elle était en surpoids. Et parfois… pour rien du tout. Je me souviens d’un petit garçon adorable, doux, lumineux. Un jour, toute l'école s’était mise à rire en disant : « Tu ressemble à Hitler. » Une phrase absurde, violente, incompréhensible pour un enfant. Pourtant, quand vingt enfants rient et affirment une telle absurdité 20 fois par jour, le doute s’installe. Il m’avait demandé en séance : « C’est vrai que j’ai une tête bizarre ? »

Le harcèlement ne cible pas un défaut. Il cible souvent l’enfant qui semble, à ce moment-là, le plus fragile.

Comment savoir si mon enfant est harcelé ?

Un enfant ne dit pas : « On me harcèle. » La souffrance apparaît souvent autrement. Manon, 12 ans, expliquait toujours que tout allait bien. Mais ses parents la voyaient s’isoler, pleurer le soir, ne plus vouloir inviter personne. Au collège, certaines élèves se moquaient d’elle presque chaque jour. Elle faisait semblant que cela ne la touchait pas. Un enfant harcelé peut devenir agressif ou colérique à la maison, répondre mal ou provoquer, faire des bêtises pour être accepté, s’isoler, passer beaucoup de temps seul, prétendre que tout est drôle, éviter les discussions sur l’école, se renfermer dans le silence. On observe aussi souvent mal de ventre avant l’école, maux de tête, fatigue inhabituelle, chute des résultats scolaires, troubles du sommeil, perte d’appétit, refus soudain d’aller en classe. Ces signes doivent alerter.

Pourquoi un enfant ne dit rien ?

Parce qu’il pense souvent que personne ne pourra l’aider, que la situation va empirer s’il parle, qu’il va inquiéter ses parents, que c’est de sa faute, qu’il doit « tenir ». Je repense à Enzo, 11 ans, qui m’a dit un jour : « Si je dis quelque chose, ça va être pire demain. » Alors ils se taisent, et la confiance s’effondre peu à peu.

Quand le harcèlement continue à la maison

Avant, l’enfant soufflait en rentrant chez lui. Aujourd’hui, le harcèlement suit parfois jusque dans la chambre. Je pense à Léa, 13 ans, qui recevait des messages anonymes presque toutes les nuits. Son téléphone vibrait : « Personne ne t’aime. » « T’es moche. » « Demain tu vas voir.... » Elle ne dormait plus. Dans ces situations, il faut agir vite : bloquer immédiatement les comptes, conserver les preuves, paramétrer les comptes en privé, limiter les contacts, signaler les comptes abusifs. Et parfois, oui, changer de numéro de téléphone devient nécessaire lorsque le numéro circule. Beaucoup de parents me disent ensuite : « On a retrouvé le calme à la maison. »

Le numéro national 3018 peut aussi accompagner les familles pour faire retirer des contenus en ligne et dans toutes les démarches officielles. (voir encadré ci dessous)

Faut-il changer d’école quand rien ne s’améliore ?

Je repense souvent à Thomas, 11 ans. Chaque matin était un combat pour aller à l’école. Malgré plusieurs rendez-vous, rien ne changeait. Ses parents voulaient changer immédiatement d’établissement. Mais il y a un point important : un enfant très fragilisé peut redevenir une cible dans une nouvelle école. L’idéal, quand c’est possible, est souvent de sécuriser la situation actuelle, aider l’enfant à reprendre confiance, reconstruire sa sécurité intérieure, puis changer d’établissement si nécessaire. Quand Thomas est arrivé dans sa nouvelle école, quelques semaines plus tard, il était déjà un peu plus solide, et l’intégration s’est bien passée. Rester peut être possible si l’établissement agit réellement, si la situation cesse, si votre enfant retrouve un sentiment de sécurité. Changer devient nécessaire si la direction minimise les faits, si rien ne change, si votre enfant vit dans la peur, si sa santé psychologique se dégrade. Changer d’école n’est pas fuir. C’est parfois protéger son enfant.

Comment aider un enfant à retrouver confiance ?

Même lorsque le harcèlement cesse, la blessure reste parfois. Je pense à Inès, 13 ans. Les moqueries avaient cessé, mais elle restait persuadée que tout le monde allait se moquer d’elle. Beaucoup d’enfants gardent peur du regard des autres, manque de confiance, anxiété, sentiment d’insécurité, image négative d’eux-mêmes.

Comment l’Hypnose Ericksonienne peut aider ?

L’Hypnose Ericksonienne est particulièrement adaptée aux enfants et adolescents car elle utilise naturellement leur imagination. Avec les plus jeunes, on passe par des contes où l’enfant devient un héros qui retrouve courage et confiance. Les séances sont courtes, vivantes, rassurantes. Avec les adolescents, on utilise davantage des métaphores et des outils issus de la PNL, adaptés à leur univers. Et souvent, après quelques séances, les parents me disent : « On retrouve enfin notre enfant. »

Bonne nouvelle : les enfants se reconstruisent vite

Lorsqu’ils sont accompagnés au bon moment, les enfants retrouvent souvent rapidement le sommeil, les rires, les copains, l’envie d’aller à l’école, la confiance. Et surtout : le harcèlement ne définit plus qui ils sont.

Besoin d’aide pour votre enfant ?

Si vous sentez que votre enfant souffre à l’école ou a perdu confiance, un accompagnement peut l’aider à retrouver sérénité et sécurité. Un premier échange permet souvent déjà de débloquer la situation et d’aider votre enfant à avancer plus sereinement.

⚖️ Harcèlement scolaire : ce que dit la loi (à connaître quand on est parent). Le harcèlement scolaire n’est plus considéré comme une simple « histoire d’enfants ».
Aujourd’hui, c’est un délit puni par la loi.

Un élève qui harcèle un autre élève peut être sanctionné, même s’il est mineur. Les sanctions dépendent de la gravité des faits et de leurs conséquences sur la victime.

Les parents des élèves harceleurs peuvent également être tenus financièrement responsables des dommages causés à la victime.

Les établissements scolaires ont aussi une obligation de protection des élèves. Lorsqu’une situation de harcèlement est signalée, des mesures doivent être prises pour protéger l’enfant concerné.

Si la situation n’est pas traitée correctement, les familles peuvent se faire accompagner pour effectuer des démarches auprès de l’Éducation nationale ou des autorités compétentes.

📞 Le numéro national 3018 est gratuit, confidentiel et accessible 7 jours sur 7. Il accompagne élèves, parents et professionnels et peut aider à faire cesser rapidement des situations de harcèlement, y compris en ligne.