Mon adolescent se scarifie : comprendre ce geste et ne pas rester seul

Pour de nombreux parents, la découverte de scarifications chez leur enfant est un moment de choc et de désarroi profond.
Parfois, tout commence par un détail.
Un adolescent qui porte des manches longues même en été.
Un enfant qui refuse qu’on entre dans la salle de bain (certains se scarifient le ventre pour que cela ne se voit pas).
Ou qui détourne brusquement son bras lorsqu’un parent s’en approche.
Puis un jour, les parents aperçoivent des marques sur la peau.
Et la question surgit immédiatement :
Pourquoi ?
Quand la souffrance ne trouve pas de mots
Julie a 15 ans.
Depuis plusieurs mois, ses parents ont remarqué qu’elle s’isolait davantage.
Elle passe plus de temps dans sa chambre, parle moins et semble souvent fatiguée.
Un soir, sa mère aperçoit des petites cicatrices fines sur son avant-bras.
Lorsque la question est posée, Julie répond simplement :
« Ce n’est rien. »
Comme beaucoup d’adolescents, Julie ne sait pas comment exprimer ce qu’elle ressent.
La scarification devient parfois une manière de faire sortir une douleur intérieure qui n’arrive pas à se dire autrement.
Un geste souvent mal compris
Les scarifications ne signifient pas que l’adolescent souhaite mourir.
Dans la plupart des cas, il s’agit plutôt d’un moyen de gérer une souffrance émotionnelle intense.
Certains adolescents décrivent ce geste comme une façon de :
- faire sortir une tension intérieure
- calmer une anxiété envahissante
- reprendre un sentiment de contrôle
- transformer une douleur invisible en douleur physique.
Même si ce geste peut inquiéter profondément les parents, il est important de comprendre qu’il s’agit souvent d’un appel à l’aide silencieux.
Le désarroi des parents
Face à ces situations, les parents ressentent souvent :
- de la peur
- de la culpabilité
- de l’incompréhension
- la sensation d’avoir « raté quelque chose ».
Beaucoup se demandent :
- Comment ai-je pu ne pas le voir ?
- Qu’est-ce qui lui fait autant de mal ?
- Comment l’aider ?
Ces réactions sont naturelles.
Mais il est important de rappeler que l’adolescence est une période de grande vulnérabilité émotionnelle, et que certains adolescents ont simplement besoin d’aide pour traverser cette période.
L’importance d’un accompagnement
Lorsqu’un adolescent se scarifie, il est souvent essentiel qu’il puisse être entendu sans jugement.
Un accompagnement extérieur peut lui permettre de :
- comprendre ce qui se passe en lui
- exprimer des émotions difficiles
- trouver d’autres moyens de gérer l’anxiété ou la souffrance
- retrouver progressivement confiance et sécurité intérieure.
Certaines approches comme l’hypnose ou l’EMDR peuvent aider l’adolescent à apaiser certaines tensions émotionnelles et à retraiter des expériences difficiles.
Un espace pour parler et se reconstruire
Dans mon cabinet à Villeneuve-lès-Avignon (Grand Avignon), j’accompagne des adolescents confrontés à l’anxiété, au mal-être ou à des périodes de grande fragilité.
Chaque situation est différente.
L’objectif est avant tout d’offrir à l’adolescent un espace d’écoute, sécurisé et respectueux, où il peut avancer à son rythme.
Pour les parents, il est également important de ne pas rester seuls face à ces situations.
Un accompagnement peut permettre à la famille de retrouver progressivement apaisement et compréhension.
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