« Peut mieux faire » : quand une remarque scolaire devient une pression intérieure

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Sur le bulletin, la phrase tient en trois mots : « Peut mieux faire. »
Pour l’enseignant, c’est parfois une manière d’encourager.
Pour les parents, cela peut sembler être un signal : il faut davantage travailler, se concentrer, faire des efforts.
Mais pour certains enfants, cette phrase ne veut pas dire : « Tu as encore une marge de progression. »
Elle peut être entendue comme : « Ce que tu fais n’est jamais suffisant. »
L’enfant qui fait déjà de son mieux
Il y a l’enfant qui travaille longtemps, qui relit plusieurs fois ses leçons, qui veut bien faire et qui a pourtant l’impression que cela ne se voit pas. Il y a celui qui est lent, qui se perd dans les consignes ou qui comprend mieux à l’oral qu’à l’écrit. Il y a celle qui connaît sa leçon à la maison, puis perd ses moyens devant la feuille. Et il y a l’enfant qui obtient déjà de bons résultats, mais qui entend surtout qu’il aurait pu faire encore davantage.
Pour lui, « peut mieux faire » devient parfois : « Je dois mieux faire. »
Puis : « Je dois toujours mieux faire. »
Et enfin : « Je ne suis jamais assez bien. »
Une phrase qui peut nourrir le perfectionnisme
Certains enfants ne supportent plus l’erreur. Ils effacent plusieurs fois, recommencent, hésitent avant de répondre et préfèrent parfois ne rien faire plutôt que de risquer de se tromper.
Ils peuvent pleurer pour une note correcte, se comparer aux autres ou demander sans cesse : « Tu es sûre que c’est bien ? »
Ce ne sont pas toujours des enfants qui manquent de capacités. Ce sont parfois des enfants qui ont associé leur valeur personnelle à leurs résultats scolaires.
Une mauvaise note ne signifie plus : « Je n’ai pas compris cette notion. »
Elle devient : « Je ne suis pas intelligent. »
Une remarque ne signifie plus : « Ce travail peut être amélioré. »
Elle devient : « Je déçois. »
Des parents bienveillants… mais inquiets
La pression ne vient pas forcément de parents exigeants ou sévères.
Elle peut venir de parents très investis, qui veulent donner toutes les chances à leur enfant.
Ils disent :
- « L’école, c’est important. »
- « Tu peux y arriver si tu travailles davantage. »
- « On sait que tu as des capacités. »
- « Tu pourrais avoir de meilleures notes si tu faisais un effort. »
Ces phrases sont prononcées pour encourager.
Mais un enfant anxieux peut entendre :
- « Je n’en fais pas assez. »
- « Je vais décevoir. »
- « Je dois réussir pour rassurer mes parents. »
À force, il ne travaille plus seulement pour apprendre.
Il travaille pour éviter l’échec, la remarque ou le sentiment de ne pas être à la hauteur.
Tous les enfants ne partent pas du même endroit
Deux enfants peuvent obtenir la même note en ayant fourni des efforts très différents. L’un a compris rapidement.
L’autre a dû relire, mémoriser, demander de l’aide et lutter contre son stress. Regarder uniquement le résultat peut faire oublier tout ce qui a été mobilisé pour y arriver.
Encourager un enfant, ce n’est pas nier ses difficultés ni lui dire que tout est parfait.
C’est aussi reconnaître :
- « J’ai vu les efforts que tu as faits. »
- « Qu’est-ce qui t’a aidé ? »
- « Qu’est-ce qui a été difficile ? »
- « De quoi aurais-tu besoin pour progresser ? »
On passe alors d’un jugement global à une compréhension plus précise.
Quand la peur de mal faire empêche d’apprendre
Un enfant sous pression n’apprend pas toujours mieux. Il peut au contraire perdre ses moyens, avoir des trous de mémoire, ne plus oser poser de questions ou abandonner avant même d’avoir commencé. Son attention n’est plus entièrement disponible pour l’exercice.
Une partie de lui surveille déjà le résultat :
- « Et si je me trompe ? »
- « Et si les autres vont plus vite ? »
- « Et si mes parents sont déçus ? »
Le problème n’est alors plus seulement scolaire.
Il devient émotionnel.
Comment aider l’enfant autrement ?
Il peut être utile de séparer ce que l’enfant fait de ce qu’il est.
Dire : « Ce devoir est incomplet » plutôt que : « Tu ne fais jamais assez d’efforts. »
Dire : « Cette méthode ne t’aide peut-être pas » plutôt que : « Tu pourrais mieux faire si tu voulais. »
Dire : « On va chercher ce qui te convient » plutôt que : « Il faut travailler plus. »
L’objectif n’est pas de supprimer toute exigence. Il est de permettre à l’enfant de progresser sans vivre chaque difficulté comme une remise en cause de sa valeur.
Comment l’hypnose peut aider
L’hypnose peut accompagner les enfants et les adolescents qui se mettent beaucoup de pression, perdent leurs moyens lors des évaluations ou vivent dans la peur de décevoir.
Le travail peut les aider à :
- apaiser le stress avant les devoirs ou les contrôles,
- retrouver davantage de confiance,
- accepter l’erreur comme une étape,
- diminuer le perfectionnisme,
- se détacher du regard des autres,
- ne plus confondre leurs résultats avec leur valeur.
Il ne s’agit pas de leur apprendre à moins faire. Il s’agit de leur permettre de faire sans être constamment en train de se juger.
Un enfant peut avoir encore des choses à apprendre. Il peut progresser.
Il peut être accompagné. Mais il a aussi besoin de sentir qu’il n’a pas à devenir meilleur pour avoir de la valeur.
J’accompagne les enfants à partir de 7 ans et les adolescents pour l’anxiété scolaire, le manque de confiance, la peur de l’échec, le perfectionnisme et le stress lié aux évaluations.
Les séances ont lieu à mon cabinet de Villeneuve-lès-Avignon.
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Questions fréquentes
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