Hypnose Ericksonienne et EMDR à Villeneuve-lès-Avignon

« J’ai déjà vu d’autres hypnothérapeutes… et ce n’était pas pareil » : les différentes formes d’hypnose thérapeutique

Les différentes formes d’hypnose thérapeutique - Caroline Cayol - Maître Praticienne certifiée en Hypnose Ericksonienne Avignon
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C’est une phrase que j’entends souvent au cabinet.

Une personne vient me voir pour une peur de conduire. Elle s’assoit et me dit : « J’ai déjà fait de l’hypnose. On m’avait demandé de fermer les yeux, puis on m’avait répété que j’étais calme et en sécurité au volant. Mais cela n’a rien changé. »

Alors je lui pose des questions. Est-ce la vitesse qui lui fait peur ? Les camions ? La peur de perdre le contrôle de son véhicule ? Ou une angoisse plus ancienne, dont elle ne connaît pas encore l’origine ?

Au bout de quelques minutes, elle comprend que sa peur n’est pas simplement « la peur de conduire ». Ce qu’elle redoute vraiment, c’est de ne plus pouvoir maîtriser son corps.

La séance ne peut donc pas être la même que pour une personne ayant vécu un accident ou craignant uniquement les poids lourds.

C’est souvent à ce moment-là que l’on me dit : « Ah oui… ce n’était pas du tout comme ça la dernière fois. »

Le travail commence dès le premier rendez-vous

Le premier rendez-vous est volontairement long, parce que je ne me contente pas de vous demander pourquoi vous venez. J’écoute les mots que vous employez, les phrases qui reviennent, les hésitations, les contradictions, mais aussi ce que vous ne dites pas immédiatement.

Une personne peut me dire : « Je manque totalement de confiance en moi. »

Alors je lui demande : « Totalement ? Même lorsque vous dirigez votre équipe, défendez vos enfants ou prenez seule des décisions importantes ? »

Très vite, elle réalise qu’elle ne manque pas de confiance partout. Elle perd surtout ses moyens dans certaines situations précises. Et cela change déjà beaucoup de choses.

Une question, une reformulation ou un silence peuvent faire vaciller une certitude qui semblait jusque-là évidente. C’est ce que l’on appelle l’hypnose conversationnelle.

Vous n’avez pas besoin de fermer les yeux. Le travail commence déjà dans l’échange, parfois sans même que vous vous en rendiez compte. Lorsque vous commencez à regarder votre problème autrement, le changement a déjà commencé.

Je pratique l’hypnose ericksonienne

L’hypnose ericksonienne repose avant tout sur l’adaptation. Je ne dis pas à la personne ce qu’elle doit voir, ressentir ou comprendre.

Je construis la séance à partir de ses mots, de ses souvenirs, de ses images et de ses sensations. Lorsque je propose un chemin, une maison, un paysage ou une salle de commande intérieure, je n’impose pas ce décor. C’est la personne qui, en état de transe, le laisse émerger et le façonne à sa manière. Une personne très rationnelle aura peut-être besoin de comprendre chaque étape. Une autre entrera immédiatement dans une métaphore.

Je propose, j’observe et j’ajuste. Je ne cherche pas à faire entrer une personne dans un protocole. J’adapte le travail à la personne qui se trouve devant moi.

Toutes les hypnoses ne se ressemblent pas

Il existe plusieurs manières de pratiquer l’hypnose.

L’hypnose classique

C’est l’hypnose du célèbre « Dormez, je le veux ! », du pendule qui oscille devant les yeux ou encore du regard du serpent dans Le Livre de la jungle. Bref, l’hypnose que les films et les dessins animés aiment caricaturer.

Dans la réalité, elle repose surtout sur des suggestions directes :

  • « Vous vous détendez. »
  • « Vous avez maintenant confiance en vous. »
  • « Cette envie disparaît. »

Le praticien indique clairement ce que la personne est censée ressentir ou changer. Cette approche peut convenir à certaines personnes, notamment pour des objectifs précis et bien délimités.

La nouvelle hypnose

La « nouvelle hypnose » désigne une pratique moderne et intégrative mêlant généralement hypnose ericksonienne, PNL, métaphores, participation active de la personne et protocoles plus structurés. Dans les faits, cette manière de travailler est aujourd’hui très répandue, y compris chez de nombreux praticiens qui continuent à se présenter comme ericksoniens.

J’utilise moi-même la PNL, l’analyse transactionnelle, des outils de thérapie brève et des protocoles adaptés à chaque personne. Je pourrais donc probablement dire que je pratique également une forme de « nouvelle hypnose ». Mais les frontières entre ces appellations restent parfois assez théoriques. Elles décrivent des sensibilités différentes, tout en permettant aussi aux écoles de distinguer leurs formations.

L’hypnose humaniste

L’hypnose humaniste propose une approche très participative. La personne ne cherche pas à « partir loin » ni à laisser le praticien travailler à sa place. Elle reste active, échange avec lui et porte son attention sur ce qui se passe en elle.

Le travail utilise beaucoup les symboles, les images intérieures et les archétypes. Une peur peut, par exemple, apparaître sous la forme d’un mur, une colère comme un feu ou une blessure ancienne comme une partie de soi à retrouver et à réparer.

Le praticien accompagne alors la personne pour observer cette représentation et la transformer symboliquement. Cette approche s’inspire notamment de la psychologie jungienne, des thérapies brèves et d’une recherche de sens plus large.

Elle peut convenir aux personnes qui aiment comprendre leur fonctionnement, participer activement à la séance et travailler avec des symboles. Elle n’est cependant pas la seule forme d’hypnose dans laquelle la personne garde le contrôle et participe au travail. Ces principes existent également dans de nombreuses pratiques ericksoniennes modernes.

L’hypnose transpersonnelle ou spirituelle

Elle explore notamment l’histoire familiale, les ancêtres, les archétypes et même parfois les vies antérieures. Cette approche peut particulièrement convenir aux personnes sensibles à la spiritualité, à l’intuition ou aux dimensions symboliques de l’existence.

Certaines y trouvent des images, des récits ou des expériences intérieures qui les aident à mieux comprendre ce qu’elles vivent et à dépasser certains blocages. La régression n’est toutefois pas réservée à l’hypnose transpersonnelle.

En hypnose ericksonienne aussi, il peut arriver de revenir vers une période passée, une émotion ancienne ou une version plus jeune de soi. L’objectif est alors de revisiter une expérience avec les ressources de l’adulte d’aujourd’hui. Dans une approche spirituelle, certaines personnes interpréteront ce qui apparaît comme une rencontre avec leurs ancêtres, leurs guides ou une vie antérieure. D’autres y verront des métaphores produites par leur inconscient.

L’essentiel est que le praticien respecte les croyances de la personne sans lui imposer les siennes, et qu’il utilise ce qui émerge comme un support de transformation plutôt que comme une vérité à démontrer.

Beaucoup de noms pour des pratiques souvent proches

Hypnose ericksonienne, nouvelle hypnose, hypnose conversationnelle, hypnose intégrative… Les appellations se multiplient, parfois au point de donner l’impression qu’il s’agit de méthodes totalement différentes.

En réalité, beaucoup de ces pratiques reposent sur une base ericksonienne enrichie au fil du temps par la PNL, les thérapies brèves, le travail symbolique, les métaphores ou une participation plus active de la personne. L’hypnose ericksonienne n’est pas restée figée dans les années 1950.

Elle a évolué avec les praticiens, les connaissances et les outils thérapeutiques. Utiliser des protocoles plus structurés, dialoguer pendant la séance ou associer plusieurs approches ne signifie donc pas forcément que l’on pratique une hypnose entièrement nouvelle.

Ces appellations peuvent être utiles pour présenter certaines sensibilités. Elles servent aussi parfois à différencier les écoles et leurs formations. Pour ma part, je reste attachée au terme d’hypnose ericksonienne : une hypnose vivante, souple et personnalisée, qui continue d’évoluer sans avoir nécessairement besoin de changer de nom chaque fois qu’elle s’enrichit.

Existe-t-il une forme d’hypnose meilleure que les autres ?

Dans chacune de ces approches, il existe des praticiens compétents. Certaines personnes préfèrent une méthode directe. D’autres sont davantage sensibles aux symboles, aux métaphores ou à une dimension spirituelle.

La différence entre deux séances peut venir de la méthode, mais aussi de la personnalité du praticien, de son expérience, de sa formation et de sa capacité à écouter réellement. La méthode compte.

Mais l’écoute, l’expérience, la personnalisation et la qualité de la formation comptent tout autant. Pour approfondir ce dernier point, vous pouvez consulter mon article : Comment trouver un hypnothérapeute sérieux ?

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Questions fréquentes

  • Enfants et Ado
  • Adultes
  • En visio
  • Peut-on être manipulé sous Hypnose ?

  • Vais-je perdre le contrôle pendant la séance ?

  • L’Hypnose est-elle un état de sommeil ?

  • Est-ce que tout le monde est hypnotisable ?

  • Je n’y crois pas : L’Hypnose peut-elle fonctionner ?

  • Combien de séances sont nécessaires ?

  • Qu’est-ce que le SNH ?

  • Pourquoi est-il important qu’un hypnothérapeute soit affilié au SNH ?