Hypnose Ericksonienne et EMDR à Villeneuve-lès-Avignon

« Peut mieux faire » : la petite phrase qui vous poursuit toute une vie

« Peut mieux faire » : la petite phrase qui vous poursuit toute une vie - Caroline Cayol - Maître Praticienne certifiée en Hypnose Ericksonienne Avignon
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Thibaud a 17 ans. Il est en terminale et va entrer en classe préparatoire. Son dossier est bon, il a été accepté, mais il reste persuadé qu’il n’aura pas le niveau.

Frédéric a 56 ans. Il a créé son entreprise et dirige près de 300 personnes. Pourtant, il termine chaque journée avec le sentiment de ne jamais en faire assez. Il travaille toujours davantage et s’épuise.

Claire a 38 ans. Elle voudrait changer de voie professionnelle. Elle en a les compétences et l’envie, mais une petite voix lui répète qu’elle n’en est pas capable.

Tous les trois portent la même conviction : « Je ne suis pas à la hauteur. »

Quand une remarque devient une étiquette

Cette croyance ne s’est pas installée en une seule fois. Elle s’est construite au fil de phrases souvent prononcées avec de bonnes intentions : « Peut mieux faire », écrit le professeur. « Il n’exploite pas ses capacités », pensent les parents. « Elle manque de confiance en elle », constate la psychologue.

Un enseignant cherche à faire progresser son élève. Des parents insistent parce qu’ils s’inquiètent pour son avenir. Aucun ne souhaite l’enfermer.

Mais l’enfant n’entend pas : « Ton travail peut être amélioré. »

Il finit par penser : « Je ne suis jamais assez bien. »

Une culture qui regarde d’abord ce qui manque

Dans notre culture scolaire française, nous avons longtemps été plus habitués à corriger qu’à encourager. Un enfant rapporte une bonne note et l’on remarque immédiatement les points perdus. Il progresse, mais on lui rappelle qu’il pourrait encore faire mieux. Le problème du « peut mieux faire » n’est pas l’idée de progresser.

C’est l’absence de ligne d’arrivée. À quel moment ce que l’on accomplit devient-il enfin suffisant ? Imaginez une course de fond où la ligne d’arrivée reculerait au fur et à mesure de votre progression.

Certaines voix s’installent aussi au travail

L’école et la famille ne sont pas les seuls endroits où l’image de soi peut être fragilisée. Dans certaines relations professionnelles, un collègue ou un supérieur multiplie les critiques, les humiliations et les messages contradictoires.

Si vous prenez une initiative, on vous reproche de ne pas avoir demandé. Si vous demandez une validation, on vous reproche votre manque d’autonomie. Si vous allez vite, vous bâclez. Si vous prenez votre temps, vous êtes trop lent. Peu à peu, vous ne savez plus comment bien faire.

Certaines personnalités manipulatrices utilisent précisément ce brouillage pour affaiblir l’autre et prendre du pouvoir sur lui. On parle parfois de « pervers narcissique », mais mieux vaut observer les comportements plutôt que poser soi-même un diagnostic : dévalorisations répétées, culpabilisation, contradictions, isolement et remise en cause permanente de vos compétences.

Une personne ultra compétente peut alors finir par douter de chacune de ses décisions.

Même des années après avoir quitté cet environnement toxique, elle continue parfois à entendre dans sa tête ce que l’autre a imprimé : « Tu n’es pas au niveau. » « Les autres finiront par découvrir que tu es incapable. »

La personne qui prononçait ces mots n’est plus là. Mais sa voix est restée, ancrée comme si elle vous définissait.

Une parole répétée n’est pas une vérité

La Programmation Neuro-Linguistique s’intéresse notamment à la manière dont les mots organisent notre expérience.

Dire : « J’ai peur de ne pas réussir »

N’est pas la même chose que penser : « Je suis incapable. »

Dans la première phrase, il existe une peur et une situation. Dans la seconde, toute la personne est définie par sa difficulté.

La PNL permet de remettre de la précision là où une ancienne phrase a tout généralisé. Il ne s’agit pas de remplacer une croyance douloureuse par une affirmation positive toute faite. Dire à quelqu’un : « Mais non, vous êtes formidable » ne suffit généralement pas. Il s’agit plutôt de permettre à une perception plus juste de soi de retrouver sa place.

Des mots précis et des séances sur mesure

J’ai été formée dès le départ à l’hypnose ericksonienne et à la PNL par Josick Guermeur.

Il m’a appris à choisir les mots avec précision, à poser les questions qui ouvrent une possibilité et à entendre ce qui se cache derrière un « toujours », un « jamais » ou un « je suis comme ça ». Il m’a également formée au Milton Model, une manière d’utiliser le langage pour accompagner sans imposer. Avec lui, j’ai compris que l’hypnose ne commence pas lorsque la personne ferme les yeux.

Elle commence dès les premiers mots échangés. Au début de ma formation, les protocoles me donnaient une structure indispensable. Puis, en regardant Josick pratiquer, j’ai compris ce que signifiait réellement construire une séance sur mesure.

Ces protocoles sont toujours là. Ils forment une colonne vertébrale devenue beaucoup moins visible. Je ne peux pas travailler de la même manière avec Thibaud, que sa croyance pétrifie, Frédéric, qu’elle épuise, ou Claire, qu’elle empêche de changer de vie.

Leur sentiment de ne pas être à la hauteur se ressemble. Mais leur histoire et le chemin pour s’en libérer sont différents.

Ne plus laisser une ancienne voix décider

En séance, mon travail consiste à aider la personne à distinguer ce qui lui appartient réellement de ce qui lui a été attribué, répété ou imposé. Peu à peu, « je suis paresseux » peut cesser d’être une identité. « Je n’en fais jamais assez » peut perdre son pouvoir. Et « je ne suis pas à la hauteur » peut redevenir ce que cette phrase a toujours été : une croyance apprise, pas une vérité définitive. Peut-être pouvez-vous encore progresser.

Mais peut-être avez-vous surtout besoin de reconnaître tout ce que vous avez déjà accompli — et de vous méfier de ceux qui ont intérêt à vous faire croire que vous ne valez jamais assez.

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Questions fréquentes

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  • Peut-on être manipulé sous Hypnose ?

  • Vais-je perdre le contrôle pendant la séance ?

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  • Je n’y crois pas : L’Hypnose peut-elle fonctionner ?

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  • Pourquoi est-il important qu’un hypnothérapeute soit affilié au SNH ?