Peur de l'eau : quand la piscine et la mer deviennent une source d'angoisse

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Pour beaucoup de personnes, l'été évoque les baignades, la plage, les piscines et les vacances.
Pour d'autres, c'est une période que l'on appréhende. On trouve des excuses pour ne pas aller à la piscine. On reste là où l'on a pied.
On évite les sorties en bateau. On refuse les cours de natation. On surveille constamment les enfants lorsqu'ils sont dans l'eau. Et parfois, on ressent même une véritable angoisse à l'idée de devoir entrer dans l'eau.
Cette peur concerne aussi bien les enfants que les adultes.
« Je sais que ce n'est pas dangereux… mais je panique quand même »
C'est souvent ce que racontent les personnes concernées.
Elles savent rationnellement qu'elles ne risquent rien. Elles voient bien que les autres se baignent sans difficulté.
Mais leur corps réagit comme s'il était face à un danger réel. Le cœur s'accélère. La respiration change. Les muscles se crispent.
Et plus elles essaient de se raisonner, plus la peur semble prendre de place.
Parfois une peur née d'une mauvaise expérience
Certaines peurs de l'eau apparaissent après :
- une chute dans une piscine ;
- une vague impressionnante ;
- une "tasse avalée" ;
- un cours de natation trop brutal.
Le cerveau associe alors l'eau à un danger et déclenche automatiquement une réaction de protection.
Une peur qui peut aussi se transmettre
Mais il n'existe pas toujours un événement précis.
Parfois, la peur semble avoir toujours été là. Et il arrive aussi qu'elle soit transmise inconsciemment.
Je pense notamment à une amie qui avait elle-même très peur de l'eau.
Sans jamais le vouloir, elle avait transmis cette inquiétude à son fils. Pas par des interdictions. Pas par des menaces. Simplement par son attitude. Sa vigilance permanente. Ses mises en garde répétées.
Ses réactions dès que l'enfant s'éloignait un peu. Avec les années, son fils avait fini par intégrer un message simple : L'eau est dangereuse.
Et pourtant, personne ne lui avait jamais dit explicitement.
Quand la peur finit par influencer toute une vie
Chez certains adultes, la peur de l'eau ne se limite plus à la baignade.
Elle influence les choix de vacances. Les activités. Parfois même le mode de vie.
Certaines personnes évitent systématiquement les sorties en bateau.
D'autres refusent les piscines, ils trouveront toujours 1000 excuses : qu'ils n'ont pas chaud, que l'eau est trop froide, qu'ils n'ont pas leur maillot... mais en fait ils sont terrifiés.
D'autres encore choisissent inconsciemment des destinations où elles savent qu'elles ne seront pas confrontées à l'eau ou si peu.
La montagne plutôt que la mer. Le désert plutôt que la plage. Le cabanon en forêt plutôt que le bateau.
Mais lorsque ce choix est motivé avant tout par l'évitement d'une peur, celle-ci finit parfois par prendre beaucoup plus de place que l'on ne l'imagine.
Et c'est souvent à ce moment-là que l'on réalise que le problème n'est plus seulement l'eau.
Le problème est la liberté que cette peur nous enlève.
Chez les adultes aussi
Contrairement à ce que l'on croit, la peur de l'eau ne disparaît pas avec l'âge.
Certaines personnes évitent la piscine depuis l'enfance. D'autres n'ont jamais appris à nager. D'autres encore paniquent dès qu'elles ne touchent plus le fond ou lorsqu'elles mettent la tête sous l'eau. La plupart n'en parlent pas, par honte ou par peur du jugement.
Pourtant, cette difficulté est beaucoup plus fréquente qu'on ne l'imagine.
Comment l'hypnose peut aider
Ne rêvons pas ! l 'hypnose ne transforme pas quelqu'un en champion olympique.
Elle ne remplace pas l'apprentissage de la natation. En revanche, elle peut aider à modifier la façon dont le cerveau perçoit l'eau.
À diminuer les réactions automatiques de peur. À retrouver un sentiment de sécurité intérieure. Et à construire progressivement de nouvelles expériences plus sereines. Chez les enfants comme chez les adultes, l'objectif n'est pas de forcer.
L'objectif est de retrouver suffisamment de confiance pour profiter d'une piscine, d'une sortie en bateau ou simplement des vacances sans que l'eau devienne une source d'angoisse.
Quand cela est pertinent, un travail progressif dans l'eau
Pour certaines personnes, parler de l'eau dans un cabinet est une première étape.
Mais il peut aussi être utile d'aller plus loin. Lorsque la situation s'y prête, je peux proposer un travail progressif dans ma piscine.
L'objectif n'est jamais de forcer. Ni de jeter quelqu'un à l'eau. Bien au contraire.
Nous avançons à son rythme. Parfois en restant simplement assis au bord. Parfois en mettant les pieds dans l'eau.
Puis en descendant une marche. Puis une autre. Et ainsi de suite. L'avantage est que l'on a pied partout.
Le cerveau peut alors découvrir une nouvelle expérience de l'eau : une expérience associée à la sécurité plutôt qu'au danger. Petit à petit, certaines personnes réalisent que leur corps se détend.
Que leur respiration devient plus calme. Que la peur diminue. Et qu'elles sont capables de faire bien plus qu'elles ne l'imaginent.
Chez les enfants comme chez les adultes, l'objectif n'est pas la performance.
L'objectif est de retrouver confiance et de découvrir enfin le plaisir de l'eau.
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