Je ne vois plus le fond... et la panique monte : comprendre la peur de la mer

Aucune création de compte n’est nécessaire
Tout allait bien. Vous avanciez tranquillement dans l'eau. Puis soudain, vos pieds ne touchent plus vraiment le fond.
Ou bien
Vous ne voyez plus ce qu'il y a sous vos jambes.
Et cette sensation apparaît. Une tension. Une méfiance. Parfois même une véritable angoisse.
Alors vous faites demi-tour. Vous revenez vers le bord. Là où vous pouvez voir. Là où vous pouvez toucher. Là où vous vous sentez en sécurité.
"Je sais que c'est ridicule... mais je n'y arrive pas"
C'est souvent la première phrase que j'entends. Pourtant, ce n'est pas ridicule du tout. La mer est un environnement particulier. Contrairement à une piscine, nous ne maîtrisons pas ce qui s'y trouve. Nous ne savons pas toujours quelle est la profondeur. Nous ne voyons pas toujours le fond. Nous ne savons pas ce qui nage autour de nous.
Et pour certains cerveaux, cette absence d'information est suffisante pour déclencher une vigilance importante.
Ce n'est pas forcément une peur des poissons
Beaucoup de personnes pensent avoir peur des poissons. Mais lorsqu'on discute un peu, elles réalisent que ce n'est pas seulement cela.
Certaines redoutent surtout :
- de ne plus avoir pied ;
- de ne pas voir ce qui les entoure ;
- de sentir quelque chose toucher leur jambe ;
- d'être loin du bord ;
- de ne pas pouvoir revenir rapidement.
- La peur des poissons n'est parfois que la partie visible d'une inquiétude plus large.
D'ailleurs, les poissons occupent souvent une place particulière dans l'imaginaire collectif.
Films, documentaires spectaculaires, récits exagérés, vidéos sur les réseaux sociaux... Tout cela entretient parfois l'idée que la mer serait remplie de dangers cachés. Pourtant, dans la grande majorité des cas, ce n'est pas le poisson lui-même qui provoque l'angoisse.
C'est surtout l'idée de ne pas savoir ce qui se trouve sous l'eau.
Le cerveau n'aime pas ce qu'il ne peut pas voir
Imaginez que vous marchiez dans votre salon. Vous savez où sont les meubles. Vous connaissez les lieux. Votre cerveau est détendu.
Maintenant imaginez que vous avanciez dans une pièce plongée dans le noir. Instantanément, votre vigilance augmente. Pour certaines personnes, la mer fonctionne un peu de la même façon. L'eau masque les informations. Le cerveau reçoit moins de repères.
Il devient alors plus attentif à tout ce qui pourrait représenter une menace.
Pourquoi cette peur apparaît-elle parfois à l'âge adulte ?
Certaines personnes ont passé leur enfance à plonger sans difficulté.
Puis un jour, quelque chose change. Parfois après un événement marquant. Parfois après une période de fatigue ou de stress. Parfois sans raison apparente. En réalité, lorsque nous traversons une période difficile, notre cerveau peut devenir plus sensible à l'incertitude. Ce qui était anodin auparavant peut alors devenir inconfortable.
La mer n'est plus perçue de la même manière.
Quand cette peur finit par gâcher les vacances
Au début, on évite simplement de s'éloigner du bord. Puis on cesse de nager. Puis on préfère rester sur la plage.
Certaines personnes passent leurs vacances assises au bord de l'eau pendant que les autres se baignent. D'autres restent sur leur serviette à bronzer. Elles regardent leurs proches profiter de la mer. Et elles n'osent pas toujours expliquer pourquoi elles ne les rejoignent pas.
Par peur d'être jugées. Par honte. Parce qu'elles pensent être les seules à ressentir cela.
Pourtant, cette peur est beaucoup plus fréquente qu'on ne l'imagine. Certaines personnes finissent même par appréhender les vacances à la mer alors qu'elles les appréciaient auparavant.
Cette évolution est fréquente. Plus on évite une situation, plus le cerveau croit qu'elle est dangereuse.
Et plus cette peur risque de prendre de la place dans les vacances, les sorties en famille ou les moments de détente.
Peut-on retrouver le plaisir de se baigner ?
Heureusement, oui.
Le cerveau est capable de modifier les associations qu'il a créées. Lorsque l'on comprend ce qui alimente réellement cette peur, il devient possible de retrouver progressivement un sentiment de sécurité.
L'objectif n'est pas de devenir un plongeur professionnel. L'objectif est simplement de pouvoir profiter de la mer sans que l'angoisse décide à votre place.
Parce qu'au fond, la plupart des personnes qui souffrent de cette peur n'ont pas envie d'exploits. Elles souhaitent simplement pouvoir entrer dans l'eau, nager avec leurs proches et profiter pleinement de leurs vacances.
Sans rester au bord par obligation. Sans faire semblant de préférer bronzer. Sans avoir honte d'expliquer ce qu'elles ressentent.
Au cabinet à Villeneuve-lès-Avignon, j'accompagne régulièrement des enfants, des adultes et des adolescents confrontés à différentes phobies ou peurs : peur de l'eau, peur de la mer, peur des profondeurs, peur des poissons, attaques de panique ou anxiété. Chaque accompagnement est adapté à l'histoire et aux besoins de la personne.
Aucune création de compte n’est nécessaire

Les vérités sur L’Hypnose Ericksonienne

HPI en France : un potentiel écrasé par un système qui ne comprend rien

Merci Messmer… ou pourquoi beaucoup d’adultes pensent encore que l’hypnose ressemble à un épisode de science-fiction
Voir tous les articles
Questions fréquentes
- Enfants et Ado
- Adultes
- En visio
Peut-on être manipulé sous Hypnose ?
Vais-je perdre le contrôle pendant la séance ?
L’Hypnose est-elle un état de sommeil ?
Est-ce que tout le monde est hypnotisable ?
Je n’y crois pas : L’Hypnose peut-elle fonctionner ?
Combien de séances sont nécessaires ?
Qu’est-ce que le SNH ?
Pourquoi est-il important qu’un hypnothérapeute soit affilié au SNH ?