Hypnose Ericksonienne et EMDR à Villeneuve-lès-Avignon

Hypnose et parcours de soin : pourquoi le choix du praticien est essentiel

Hypnose et parcours de soin : pourquoi le choix du praticien est essentiel - Caroline Cayol - Maître Praticienne certifiée en Hypnose Ericksonienne Avignon
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L’hypnose est de plus en plus connue et reconnue. Des patients en parlent à leur médecin, à leur psychologue, à leur kinésithérapeute, à leur sage-femme, à leur orthophoniste ou à d’autres professionnels de santé et l'inverse se produit de plus en plus. Mais cette visibilité croissante pose une question importante :

Vers qui orienter un patient ?

Car aujourd’hui, le mot “hypnothérapeute” recouvre des réalités extrêmement différentes. Certaines personnes sont formées pendant plusieurs centaines d’heures, dans des écoles sérieuses, avec de la pratique, un cadre déontologique, des mises en situation, de la supervision, et une réflexion claire sur les limites de l’accompagnement. D’autres se présentent comme hypnothérapeutes après quelques week-ends de formation, parfois même en ligne, sans avoir jamais pratiqué, sans avoir appris à accompagner ce qui peut émerger pendant une séance !!!!

Pour le public, la différence n’est pas toujours visible. Pour les professionnels de santé non plus, il n’est pas toujours simple de savoir qui est réellement formé.

C’est précisément pour cela que des repères sont nécessaires. Le Syndicat National des Hypnothérapeutes, dont je suis membre, milite pour une profession mieux reconnue, mieux encadrée et plus lisible pour le public.

L’objectif n’est pas de créer une opposition entre praticiens. L’objectif est de protéger les patients.

Parce qu’une personne qui consulte en hypnose vient souvent avec quelque chose de sensible : une peur, une douleur, une anxiété, un traumatisme, un enfant en difficulté, un adolescent fragile, une perte de confiance, un corps épuisé. Et cela ne devrait pas être confié à une pratique improvisée.

Mettre quelqu’un en hypnose n’est pas le plus difficile. Cela peut paraître étonnant, mais mettre quelqu’un en état d’hypnose n’est pas, en soi, la partie la plus complexe. C'est même facile et on peut l'apprendre en quelques jours.

Avec quelques techniques, beaucoup de personnes peuvent apprendre à induire un état de détente, de concentration ou de transe hypnotique. C’est ce qui rend certaines formations rapides séduisantes : on y apprend des inductions, des phrases, on apprend parfois des scripts tout prèts, suffisamment pour donner l’impression que l’on “sait faire de l’hypnose”.

Mais l’hypnose thérapeutique ne se limite pas à l’induction.

La vraie question n’est pas seulement : “Est-ce que le praticien sait mettre quelqu’un en transe ?”

La vraie question est : “Que fait-il une fois que la personne est dans cet état ?”

Parce qu’une personne en hypnose reste une personne.

  • Avec son histoire.
  • Ses peurs.
  • Ses défenses.
  • Ses émotions.
  • Ses limites.
  • Parfois ses traumatismes.
  • Parfois une douleur ancienne.
  • Parfois une grande vulnérabilité.

Savoir accompagner une émotion qui monte, respecter les limites, ne pas forcer, ne pas suggérer n’importe quoi, repérer quand il faut ralentir, savoir réorienter si nécessaire : c’est cela qui fait la différence entre une simple technique d’hypnose et un véritable accompagnement thérapeutique.

Une séance d’hypnose ne peut pas être une recette.Il n’existe pas une séance standard valable pour tout le monde.

Deux personnes peuvent consulter pour la même problématique — une phobie, une douleur chronique, une anxiété, un trouble du sommeil, une perte de confiance — sans avoir la même histoire.

  • Elles n’ont pas eu la même vie.
  • Pas les mêmes blessures.
  • Pas les mêmes ressources.
  • Pas les mêmes mots.
  • Pas le même rapport au corps.
  • Pas le même besoin de sécurité.
  • Pas la même façon de se protéger.

On ne travaille donc pas “une phobie” ou “une anxiété” en général. On accompagne une personne singulière, avec une histoire singulière.

Un praticien réellement formé ne se contente pas de réciter un protocole appris par cœur. Il écoute, il ajuste, il ralentit, il adapte. Il sait aussi renoncer à ce qu’il avait prévu si ce n’est pas juste pour la personne en face de lui.

L’hypnose thérapeutique demande de la technique, bien sûr. Mais elle demande surtout une capacité d’ajustement humain.

Pourquoi le manque de formation pose problème ?

Le problème n’est pas qu’une personne débute. Tout praticien a commencé un jour. Le problème est de laisser croire qu’une formation très courte suffit à accompagner n’importe quelle demande.

Or les personnes qui consultent ne viennent pas toujours avec une difficulté légère ou bien délimitée.

  • Une phobie peut cacher un traumatisme.
  • Une douleur chronique peut s’accompagner d’épuisement, de colère, de honte ou de découragement.
  • Une anxiété peut être liée à une histoire ancienne.
  • Un enfant qui “ne dort pas” peut exprimer autre chose.
  • Un adolescent qui se ferme peut porter beaucoup plus que ce qu’il montre.
  • Une personne âgée peut venir avec une grande pudeur, des pertes, une solitude, un corps fragilisé.

Dans ces situations, un accompagnement mal ajusté peut brusquer, culpabiliser, réveiller trop vite, suggérer maladroitement ou laisser la personne seule avec ce qui a émergé.

C’est aussi dans ces situations qu’un hypnothérapeute correctement formé sait reconnaître les limites de son intervention.

Il peut être nécessaire d’orienter vers un psychologue, un médecin, un psychiatre, un addictologue, un alcoologue, ou tout autre professionnel de santé adapté à la situation. Ce n’est pas un échec. C’est au contraire une marque de sérieux.

Un hypnothérapeute ne doit pas tout prendre en charge, ni tout promettre, ni rester seul face à des situations qui dépassent son cadre. L’hypnose n’est pas dangereuse en elle-même. Mais une pratique insuffisamment formée peut l’être, surtout auprès de publics vulnérables.

Enfants, adolescents, personnes âgées : une responsabilité particulière

Cette vigilance est encore plus importante lorsqu’il s’agit d’enfants, d’adolescents, de personnes âgées ou de personnes particulièrement vulnérables. Un enfant ne vient pas seulement avec “un problème”. Il vient avec son âge, son développement, sa famille, son école, ses peurs, ses mots parfois limités pour expliquer ce qu’il ressent.

Un adolescent peut venir avec une anxiété, une phobie scolaire, une perte de confiance, un harcèlement, une hypersensibilité, mais aussi avec beaucoup de pudeur ou de méfiance. Une personne âgée ne vient pas seulement avec un symptôme. Elle vient aussi avec son histoire, son corps, ses pertes, ses inquiétudes, parfois sa solitude. Une personne douloureuse, traumatisée ou très anxieuse ne vient pas simplement “se détendre”. Elle vient avec un système nerveux parfois épuisé, en alerte ou fragilisé.

Dans ces situations, l’improvisation n’a pas sa place.

Le rôle du SNH : rendre la profession plus lisible

Le Syndicat National des Hypnothérapeutes défend une idée simple : le public doit pouvoir identifier plus facilement les praticiens formés sérieusement.

Aujourd’hui, l’hypnose est de plus en plus présente dans les parcours de soin. Certains services hospitaliers y ont recours. Des médecins, psychologues, cliniques, kinésithérapeutes ou autres professionnels de santé orientent parfois des patients vers l’hypnose lorsqu’ils estiment qu’un accompagnement complémentaire peut avoir du sens.

Mais dans le même temps, la profession reste encore insuffisamment réglementée. Cette situation crée une confusion.

Un patient peut avoir face à lui :

  • un hypnothérapeute formé dans une école reconnue ;
  • un praticien ayant suivi plusieurs centaines d’heures de formation ;
  • une personne supervisée, entraînée, encadrée ;
  • ou quelqu’un qui a suivi trois week-ends, parfois à distance, et qui utilise ensuite le même mot : “hypnothérapeute”.

Pour le public, tout cela peut sembler équivalent. Pourtant, ça ne l’est pas.

C’est pour cela que l’appartenance à une organisation professionnelle comme le SNH est un repère utile. Elle ne remplace pas le discernement, mais elle indique un engagement dans un cadre : formation, déontologie, responsabilité, limites de pratique. Le SNH milite pour que la profession soit enfin mieux encadrée, comme cela a pu être le cas pour les ostéopathes il y a quelques années. Non pas pour fermer la porte. Mais pour que les patients puissent savoir à qui ils confient leur vulnérabilité.

L’hypnose ne remplace jamais un suivi médical

Un hypnothérapeute sérieux ne se substitue jamais au médecin, au psychologue, au psychiatre ou à tout autre professionnel de santé.

  • L’hypnose ne pose pas de diagnostic.
  • Elle ne modifie pas un traitement.
  • Elle ne remplace pas un suivi psychiatrique ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.
  • Elle ne promet pas de guérison miracle.
  • Elle ne prétend pas tout résoudre seule.

Elle peut intervenir en complément, lorsque cela a du sens, dans un cadre clair. Ce cadre est fondamental.

Il permet au patient de ne pas se retrouver face à un discours flou, magique ou anti-médical. Il permet aussi aux professionnels de santé d’orienter plus sereinement lorsqu’ils connaissent un praticien formé, prudent et respectueux des limites de son intervention.

Pour les professionnels de santé : pouvoir orienter sans inquiétude

Lorsqu’un professionnel de santé pense à l’hypnose pour un patient, la question n’est pas seulement : “Est-ce que l’hypnose peut l’aider ?”

La question est aussi : “Vers qui puis-je l’orienter sans prendre le risque d’un accompagnement approximatif ?”

Un cadre sérieux suppose plusieurs garanties :

  • pas de promesse de résultat immédiat ou miraculeux ;
  • pas d’arrêt ou de modification de traitement ;
  • pas de discours anti-médical ;
  • pas de prise en charge hors compétence ;
  • respect de la confidentialité ;
  • connaissance des limites de la pratique ;
  • capacité à réorienter si nécessaire ;
  • prudence avec les enfants, les adolescents, les personnes âgées, les patients douloureux, anxieux ou traumatisés.

Un hypnothérapeute sérieux intervient à sa place à lui.

  • Ni au-dessus du soin médical.
  • Ni contre lui.
  • Ni à la place d’un suivi psychologique ou psychiatrique.

Mais dans un espace complémentaire, centré sur le vécu du patient : sa peur, sa douleur, ses ressources, son rapport au corps, sa capacité à retrouver une forme de sécurité intérieure.

Ce que chacun peut vérifier avant de consulter

Avant de prendre rendez-vous, il est légitime de poser quelques questions.

  • Quelle formation le praticien a-t-il suivie ?
  • Combien de temps a-t-elle duré ?
  • Y a-t-il eu de la pratique réelle pendant la formation ?
  • Le praticien est-il déclaré professionnellement ?
  • Est-il membre d’un syndicat ou d’une organisation professionnelle ?
  • Respecte-t-il un code de déontologie ?
  • Explique-t-il clairement ce qu’il fait et ce qu’il ne fait pas ?
  • Sait-il dire quand l’hypnose n’est pas indiquée ?
  • Peut-il réorienter vers un médecin, un psychologue ou un autre professionnel si nécessaire ?

Un praticien sérieux ne devrait pas être gêné par ces questions. Elles font partie d’un choix éclairé. Un accompagnement complémentaire, pas une pratique improvisée. L’hypnose fascine encore beaucoup.

Elle peut donner l’impression qu’il existe une sorte de pouvoir mystérieux, presque magique. Mais en cabinet, l’hypnose thérapeutique n’a rien à voir avec un spectacle.

  • Il ne s’agit pas de prendre le contrôle de quelqu’un.
  • Il ne s’agit pas de le faire obéir.
  • Il ne s’agit pas d’imposer une solution.
  • Il ne s’agit pas de faire disparaître un symptôme comme si la personne n’avait pas d’histoire.

Il s’agit d’accompagner un être humain.

Et cela mérite un praticien réellement formé.

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Questions fréquentes

  • Enfants et Ado
  • Adultes
  • En visio
  • Peut-on être manipulé sous Hypnose ?

  • Vais-je perdre le contrôle pendant la séance ?

  • L’Hypnose est-elle un état de sommeil ?

  • Est-ce que tout le monde est hypnotisable ?

  • Je n’y crois pas : L’Hypnose peut-elle fonctionner ?

  • Combien de séances sont nécessaires ?

  • Qu’est-ce que le SNH ?

  • Pourquoi est-il important qu’un hypnothérapeute soit affilié au SNH ?