Faites-vous partie des 16 millions de Français éco-anxieux ?

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Canicules à répétition, incendies, sécheresse, orages violents, images d’inondations ou de cyclones…
Depuis quelques mois, le climat ne ressemble plus seulement à un sujet dont on entend parler aux informations. Pour beaucoup, il est devenu quelque chose que l’on ressent dans son quotidien.
Et près de 16 millions de Français présentent aujourd’hui des signes de détresse psychologique liés aux questions environnementales.
Pourtant, il n’existe pas de profil type de la personne éco-anxieuse.
- On peut avoir 20 ans comme 70 ans.
- Être très engagé pour l’environnement… ou pas du tout.
- Avoir toujours été anxieux… ou ne jamais l’avoir été auparavant.
Parfois, l’éco-anxiété commence simplement par une phrase : « Je ne sais pas pourquoi, mais cette année, ça me fait quelque chose. »
Est-ce que vous vous reconnaissez ?
Vous ouvrez votre application météo plusieurs fois par jour, même lorsque vous connaissez déjà les prévisions. Quand vous voyez 39 ou 40 degrés annoncés dans une semaine, vous commencez déjà à vivre cette journée-là.
Vous regardez la carte des incendies. Vous cherchez d’où vient une odeur de fumée.
Vous entendez un avion ou un hélicoptère passer plusieurs fois et vous vous demandez immédiatement s’il y a un feu quelque part. Un ciel très noir, un gros coup de vent ou une alerte orange suffisent parfois à faire monter votre tension.
Vous avez commencé à vous demander si vous pourrez encore partir en vacances dans certaines régions dans quelques années.
Vous pensez :c« Mais comment va-t-on vivre si tous les étés deviennent comme ça ? »
Ou : « Qu’est-ce que mes enfants vont connaître dans vingt ans ? »
Vous supportez moins bien la chaleur qu’avant, parfois même avant qu’elle soit réellement là. Vous dormez mal lorsqu’il fait chaud parce que votre cerveau ne se contente pas de constater la température : il anticipe déjà la suivante.
Et dès qu’un épisode se termine, au lieu de ressentir du soulagement, une autre pensée arrive : « Oui, mais ça va recommencer. »
Parfois, cela va encore plus loin
Certaines personnes me disent qu’elles n’arrivent presque plus à profiter d’une belle journée d’été.
Il fait beau, elles sont en terrasse, dans leur jardin ou en vacances… et une petite voix vient immédiatement gâcher le moment : « Ce n’est pas normal qu’il fasse aussi chaud. »
Elles regardent leurs enfants jouer et pensent à ce que sera leur avenir. Elles voient un jardin sec et imaginent déjà la pénurie d’eau. Elles entendent parler d’un incendie à plusieurs centaines de kilomètres et leur corps réagit comme si le danger était tout proche.
D’autres ressentent surtout une grande impuissance : « À quoi bon faire des projets si tout va devenir de pire en pire ? »
Ou une forme de culpabilité : prendre l’avion, utiliser sa voiture, climatiser une pièce, acheter quelque chose dont on n’a pas absolument besoin… Chaque geste devient presque un débat intérieur.
Et certaines personnes finissent par consommer énormément d’informations climatiques en pensant que cela va les rassurer. Mais c’est souvent exactement l’inverse. Plus elles cherchent, plus elles trouvent de raisons de s’inquiéter.
Être inquiet pour la planète n’est pas une maladie
Et il est important de le rappeler. Être bouleversé par un incendie ou inquiet devant une canicule n’a rien d’anormal. L’éco-anxiété n’est pas en elle-même une maladie psychiatrique.
Le problème commence lorsque l’inquiétude devient envahissante. Lorsque vous n’arrivez plus à revenir au présent. Lorsque votre cerveau transforme en permanence : « cela pourrait arriver » en « cela va arriver ».
Et surtout lorsqu’il fait réagir votre corps aujourd’hui à quelque chose qui n’est peut-être pas en train de se produire aujourd’hui.
- Palpitations.
- Boule dans le ventre.
- Oppression.
- Tensions musculaires.
- Difficultés à dormir.
- Irritabilité.
- Besoin permanent de vérifier.
- Pensées qui tournent en boucle.
Le cerveau croit qu’en restant extrêmement vigilant, il vous protège. Mais surveiller davantage la planète ne vous donne pas davantage de contrôle sur elle. En revanche, cela peut prendre énormément de place dans votre vie.
Et c’est précisément là que l’hypnose peut intervenir
Je préfère être très claire : l’hypnose ne va évidemment pas régler le changement climatique. Elle ne fera pas baisser la température. Elle n’éteindra aucun incendie.
Et mon rôle n’est certainement pas de vous expliquer que « tout va bien ». L’objectif est différent. Il s’agit de travailler sur la manière dont votre cerveau réagit à ce qui se passe. Parce qu’il existe une différence entre être informé et être en alerte permanente.
Entre être prudent et devenir hypervigilant. Entre réfléchir à l’avenir et commencer à vivre aujourd’hui toutes les catastrophes possibles de demain.
En hypnose, nous pouvons notamment travailler sur les ruminations, l’anticipation, les réactions physiques d’angoisse, le besoin de contrôle et cette difficulté à laisser une information inquiétante… rester simplement une information.
L’objectif n’est donc pas : « Je ne veux plus m’inquiéter du climat. »
Mais plutôt : « Je veux pouvoir être conscient de la situation sans que mon cerveau déclenche l’alarme générale à chaque information. »
Souffrir davantage ne protège pas davantage la planète
C’est peut-être le point le plus important. Mal dormir ne fera pas baisser la température demain.
Faire une crise d’angoisse devant les prévisions météo n’éteindra aucun incendie. Et passer son dimanche à imaginer le monde dans vingt ans ne changera pas le monde dans vingt ans.
En revanche, cela peut vous empêcher de vivre pleinement ce dimanche-là. On peut être lucide sans être constamment en alerte. Concerné sans être envahi. Prudent sans vivre dans l’anticipation permanente.
Et engagé pour l’environnement sans avoir besoin d’être mal pour prouver que l’on s’en préoccupe.
Quand consulter ?
Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être au bord de la crise de panique.
Si vous sentez que le climat, les informations ou les prévisions commencent à prendre une place disproportionnée dans vos pensées, votre sommeil, vos projets ou votre quotidien, cela mérite déjà que l’on s’en occupe. Parce que l’hypnose ne changera pas la température extérieure.
Mais elle peut vous aider à faire redescendre la température intérieure.
Et à retrouver quelque chose de précieux : la capacité d’être conscient de demain sans laisser demain vous voler aujourd’hui.
Vous vous êtes reconnu dans plusieurs de ces situations ?
Je vous reçois en séance d’hypnose à Villeneuve-lès-Avignon, près d’Avignon, pour travailler sur l’anxiété, les ruminations, l’hypervigilance et les peurs liées à l’anticipation.
Vous pouvez prendre rendez-vous directement en ligne.
Sources
- ADEME — Éco-anxiété en France : état des lieux, seuils de préoccupation clinique, variables déterminantes, 2025.
- ADEME — Éco-anxiété : quelles menaces sur la santé mentale des Français ?, 15 avril 2025.
- Gouvernement français — Comment gérer l’éco-anxiété ?, mise à jour du 13 août 2026.
- Valentine K.E., Milling L.S., Clark L.J., Moriarty C.L. — The efficacy of hypnosis as a treatment for anxiety: a meta-analysis, International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 2019.
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Questions fréquentes
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