Depuis la rentrée, mon enfant a changé : les signes à ne pas banaliser

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La rentrée s’est bien passée. Pas de pleurs devant l’école. Pas de refus d’y aller. Il a retrouvé ses copains. Elle a découvert sa nouvelle classe.
Et puis, quelques jours ou quelques semaines plus tard, quelque chose change. Léo, 9 ans, recommence à se ronger les ongles jusqu’à se faire mal. Emma, 11 ans, a mal au ventre tous les dimanches soir.
Un autre enfant recommence à faire pipi au lit alors que cela n’était plus arrivé depuis longtemps. Une petite fille réclame soudain que ses parents restent près d’elle au moment du coucher.
Et puis il y a celui qui explose pour une chaussette qui gratte, celle qui pleure devant ses devoirs, celui qui répète : « Je suis nul. »
Rien de tout cela ne signifie automatiquement qu’il s’est passé quelque chose de grave. Mais parfois, ces petits changements montrent simplement qu’un enfant dépense beaucoup d’énergie pour s’adapter à son nouveau quotidien.
À l’école, tout va bien… et à la maison, ça déborde, « Pourtant, la maîtresse me dit qu’il est adorable ». C’est très fréquent.
Un enfant peut se contenir toute la journée : écouter, suivre les consignes, essayer de ne pas se tromper, trouver sa place avec les autres, tenir le rythme. Puis il rentre à la maison. Et la moindre remarque provoque des larmes ou une colère disproportionnée.
Ce n’est pas forcément un caprice. La maison est parfois simplement l’endroit où il se sent suffisamment en sécurité pour relâcher la pression. Les petits signes à observer.
Le stress ou la fatigue peuvent se manifester de nombreuses façons :
- ongles rongés ou peau autour des doigts mordillée
- retour ponctuel du pipi au lit
- difficultés d’endormissement ou cauchemars
- maux de ventre ou de tête
- petits tics ou gestes répétitifs
- irritabilité inhabituelle
- crises au moment des devoirs
- besoin d’être davantage rassuré
- peur de se tromper
- phrases comme « je suis nul » ou « je n’y arriverai jamais »
Un seul de ces signes ne veut pas dire qu’il y a un problème important. Ce qui compte surtout, c’est le changement par rapport à d’habitude, sa fréquence et la façon dont l’enfant le vit.
Ne pas transformer l’observation en enquête. Lorsqu’un enfant change, le cerveau du parent cherche immédiatement une explication.
« Qu’est-ce qui s’est passé ? » « Est-ce que quelqu’un lui a fait quelque chose ? »
Parfois, il existe effectivement un événement précis qu’il faudra identifier. Mais souvent, il n’y a pas un grand événement caché.
Il y a de la fatigue. Une classe plus exigeante. Un copain avec lequel c’est moins simple. La peur d’une mauvaise note. Un rythme trop chargé. Une comparaison avec les autres. Ou simplement un enfant qui a besoin d’un peu de temps pour trouver son équilibre. Observer ne signifie pas interroger sans cesse.
Le moment des devoirs en dit parfois beaucoup.
Il est 17 heures. L’enfant ouvre son cahier. Il ne comprend pas une consigne. Le parent réexplique. Et soudain : « DE TOUTE FAÇON JE SUIS NUL ! »
Le problème n’est parfois plus l’exercice posé sur la table. Les devoirs deviennent le lieu où se rencontrent la fatigue, la peur de se tromper et l’envie de bien faire.
Une pause, un goûter, dix minutes pour bouger ou ne rien faire peuvent parfois être plus utiles qu’une explication supplémentaire.
Et l’hypnose dans tout ça ?
Avec les enfants, l’hypnose n’a rien de solennel. Ils ne sont pas obligés de rester immobiles sur un fauteuil, les yeux fermés, dans un silence total.
Un enfant peut parler, rire, bouger, inventer, raconter, imaginer un lieu, un personnage, un animal, un jeu ou utiliser quelque chose qu’il aime déjà. Très souvent, la séance devient pour lui un moment agréable, ludique et différent du quotidien.
Les enfants ressortent en disant :
- « On a joué. »
- « C’était drôle. »
- « J’ai imaginé plein de choses. »
Et c’est très bien comme ça. L’objectif n’est pas qu’ils aient l’impression de « travailler sur un problème ».
Il s’agit plutôt de leur permettre, à travers leur imaginaire, de retrouver du calme, de la confiance ou une sensation de sécurité. Et parfois aussi de leur offrir simplement un espace où ils peuvent souffler.
Votre enfant semble plus anxieux, plus irritable ou moins sûr de lui depuis la rentrée ? Je reçois les enfants et les adolescents à mon cabinet de Villeneuve-lès-Avignon.
Le premier rendez-vous permet de comprendre ce que vit l’enfant, ce que les parents observent et si l’hypnose peut être pertinente dans sa situation.
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