Hypnose Ericksonienne et EMDR à Villeneuve-lès-Avignon

Seniors et hypnose : quand la famille brise le silence

Robert, 72 ans, avait pris l’habitude de s’asseoir chaque matin sur le même banc du parc de sa ville en Provence. Les feuilles d’automne crissaient sous ses pas, le soleil filtrait à travers les platanes. Autour de lui, la vie continuait, mais Robert, lui, restait immobile, les mains serrées sur sa canne, le regard perdu. Depuis qu’il avait pris sa retraite, il avait perdu ses repères. Depuis le décès de sa femme, il avait perdu l’envie de parler.

Sa fille, Claire, ne supportait plus de le voir s’enfermer dans ce silence. "Papa, tu ne peux pas continuer comme ça. Je t’emmène voir Caroline. Juste une fois. Pour toi, pour nous." Robert a accepté, à contrecœur, pour faire plaisir à sa fille.

"Je ne croyais pas à tout ça, avoue-t-il aujourd’hui. Mais ma fille m’a sauvé la vie."

Gérard : "Ma femme en avait assez de mon silence"

Gérard, 75 ans, était un homme taiseux. Après 40 ans de mariage, sa femme, Edith, ne supportait plus de le voir ruminer en silence, les sourcils froncés, les nuits blanches, les repas avalés sans un mot. "Tu ne peux plus continuer à tout garder pour toi. Soit tu vas voir quelqu’un, soit je pars", lui avait-elle lancé un soir, excédée.

Gérard est donc venu, presque forcé, dans mon cabinet. "Je ne sais pas pourquoi je suis là. Ma femme dit que je suis 'déprimé', mais moi, je n’ai jamais été du genre à me plaindre." Pourtant, dès la première séance, quelque chose a changé. "C’était la première fois depuis des années que je me sentais écouté. Pas jugé. Juste écouté."

Pourquoi les hommes seniors se taisent-ils ?

Les chiffres de l’enquête CoviPrev (2026) sont édifiants : seulement 31% des hommes de plus de 65 ans ayant ressenti un mal-être en parlent. Pourquoi un tel silence ?

  • Parce qu’on leur a appris à "tenir" : Robert et Gérard font partie d’une génération où un homme "ne se plaint pas", où montrer sa vulnérabilité est perçu comme une faiblesse.
  • Parce qu’ils ne reconnaissent pas leur souffrance : "C’est juste la fatigue", "C’est l’âge", "Ça va passer"… Les symptômes de dépression ou d’anxiété sont souvent minimisés ou attribués à autre chose.
  • Parce qu’ils ne savent pas comment en parler : Quand leur médecin leur demande "Comment ça va ?", la réponse est presque toujours "Ça va", par habitude, par peur d’être un fardeau.

Résultat : Ils s’isolent. Ils évitent les appels de leurs proches. Ils ruminent des pensées qu’ils n’osent pas formuler. Jusqu’à ce que quelqu’un — une fille, une épouse, un soignant — brise le silence à leur place.

L’hypnose : une porte de sortie pour ceux qui ne savent pas parler

Quand Robert et Gérard sont arrivés dans mon cabinet à Hypnose Provence, ils étaient sceptiques. "Je ne crois pas à tout ça", "Ma femme m’a forcé à venir", "Je ne sais pas pourquoi je suis là."

Je ne leur ai pas demandé de "parler de leurs sentiments". Je leur ai simplement proposé de s’asseoir, de fermer les yeux, et de se laisser guider.

"Imaginez que vous êtes dans un endroit où vous vous sentez en sécurité. Peut-être votre jardin, peut-être un souvenir d’enfance. Vous n’avez rien à faire, rien à dire. Juste écouter."

Pour Robert, ce fut le parc où il allait avec sa femme. Pour Gérard, ce fut l’atelier où il bricolait autrefois.** Et pour la première fois depuis des années, ils ont senti leurs épaules se relâcher**.

Pourquoi l’hypnose fonctionne (surtout pour eux)

Mon expérience m’a montré que l’hypnose est particulièrement adaptée aux hommes seniors comme Robert et Gérard :

Une approche qui contourne les résistances

  • Pas besoin de "parler" : L’hypnose utilise des métaphores, des souvenirs, des visualisations. Robert n’a pas eu à "avouer" sa détresse : il a simplement laissé émerger ce qui était enfoui.
  • Un langage qui leur parle : J’utilise des images liées à leur vécu — le travail de la terre pour Robert, l’atelier de bricolage pour Gérard — pour créer un pont vers leurs émotions.

Des résultats concrets et rapides

  • Soulagement des symptômes physiques : Après quelques séances, Robert dormait mieux, Gérard avait moins mal au dos. Leurs douleurs, souvent amplifiées par le stress, se sont atténuées.
  • Retour à l’action : L’hypnose leur a redonné un sentiment de contrôle. Robert a repris contact avec un ancien collègue pour bricoler. Gérard a commencé à cuisiner à nouveau pour sa femme.
  • Efficacité prouvée : Les études, comme celle de The American Journal of Clinical Hypnosis (2021), montrent que l’hypnose réduit significativement les symptômes dépressifs chez les seniors, souvent en moins de 10 séances.

Une méthode discrète et respectueuse

  • Pas de groupe, pas de jugement : Les séances se déroulent en individuel, dans un cadre confidentiel. "Personne ne sait que je viens ici", m’a confié Gérard. "Et c’est très bien comme ça."
  • Auto-hypnose pour l’autonomie : Je leur apprends des techniques simples pour se détendre chez eux. "Quand je sens la tension monter, je revois mon atelier. Ça me calme tout de suite", me dit Gérard.

Alors ? Comment la famille peut-elle aider ?

Pour les proches

  • Proposer sans forcer : "Et si tu essayais une séance avec Caroline ? Juste pour voir. Ça ne peut pas faire de mal." (C’est ce qu’a fait Claire pour Robert.)
  • Insister avec bienveillance : "Je ne peux plus te voir souffrir en silence. Je t’accompagne." (Comme Marie l’a fait pour Gérard.)

Pour les professionnels de santé

  • Repérer les signes indirects : Un patient senior qui consulte pour des douleurs inexpliquées, de l’insomnie ou un retrait social mais qui dit que tout va très bien pourrait bénéficier d’une orientation vers l’hypnose.
  • Collaborer avec des hypnothérapeutes : Je propose des ateliers découverte pour les résidents en EHPAD ou les maisons de retraite
  • Se fier à l'annuaire du SNH pour être certain de diriger vos patients vers un professionnel de l'hypnose réellement formé.

Et après ? Leur nouvelle vie

Aujourd’hui, Robert retourne au parc. Mais maintenant, il sourit parfois aux promeneurs et a moins mal au dos. Il a même commencé à noter ses rêves dans un carnet, un exercice que je lui ai suggéré et qui l'amuse beaucoup.

Gérard, lui, a surpris sa femme en lui préparant son plat préféré. "Je ne suis pas 'guéri', mais je me sens moins lourd. Comme si j’avais enfin posé un sac que je traînais depuis des années."

Leur histoire montre une chose : le silence n’est pas une fatalité. Parfois, il suffit qu’une fille, une épouse, ou un aide soignant bienveillant tende la main pour que tout change.

Pour aller plus loin :

Mon site : HypnoseProvence

Étude CoviPrev (Santé publique France, 2026)

Vous êtes proche d’un senior en souffrance ? Vous êtes vous-même concerné ?

N’hésitez pas à prendre rendez-vous. Parfois, un petit pas suffit pour briser le silence.

Quand cela devient trop lourd à porter seul, c’est souvent le bon moment pour se faire accompagner.

Je reçois dans mon cabinet à Villeneuve-lès-Avignon, à proximité d’Avignon, Les Angles, Rochefort-du-Gard et Pujaut.

Hypnose Ericksonienne

La première séance dure en général 1h10 parfois jusqu'à 1h30. Elle permet de faire le point, de comprendre ce qui se joue… et souvent déjà d’apaiser.

Première séance de 1h10 : 70 €
Séances suivantes : 60 €

EMDR - STILBIL®

Apaiser, comprendre… et remettre du mouvement là où quelque chose s’est figé.

Séance longue 1h30 : 100 €

Une séance ne vous engage à rien.