# Hypnose et douleur : ce que les neurosciences ont réellement découvert

*Et si notre cerveau pouvait apprendre à avoir moins mal ?*

Par Caroline Cayol, Maître Praticienne en Hypnose Ericksonienne et praticienne EMDR à Villeneuve-lès-Avignon.
Publié le 15 octobre 2026.
Version originale : https://www.hypnoseprovence.com/article/hypnose-et-douleur-ce-que-les-neurosciences-ont-reellement-decouvert

Ce n’est ni de la magie, ni une question de volonté.

Depuis plusieurs décennies, les neurosciences démontrent que **l’hypnose peut réellement modifier notre perception de la douleur**. Et ces changements sont observables dans le cerveau.

## Ce que révèlent les images du cerveau

En 2009, des chercheurs de l’Université de Liège ont étudié, grâce à l’IRM fonctionnelle, les réactions cérébrales de volontaires exposés à des stimulations douloureuses, avec et sans hypnose.

Résultat : **sous hypnose, plusieurs régions impliquées dans le traitement de la douleur présentent des réponses différentes**.

Parmi elles :

- **le thalamus**, qui participe à la transmission des informations sensorielles ;
- **l’insula**, impliquée notamment dans la perception des sensations corporelles ;
- **le cortex cingulaire antérieur**, qui contribue à la dimension émotionnelle de la douleur : à quel point elle est pénible et mobilise notre attention.

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  <img src="https://www.hypnoseprovence.com/img/hypnose-et-douleur-irm-cerveau-conscience-normale-vs-hypnose.jpg" alt="Imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle) des zones activées par une stimulation douloureuse : nombreuses régions activées en état de conscience normale (insula, S1, thalamus, cortex cingulaire antérieur), activation nettement atténuée sous hypnose" width="755" height="546" loading="lazy" />
  <figcaption>Zones cérébrales activées par une même stimulation douloureuse, en état de conscience normale (à gauche) et sous hypnose (à droite). D’après Vanhaudenhuyse et al., NeuroImage, 2009.</figcaption>
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Sous hypnose, l’activité de certains de ces réseaux est modifiée.

Cela ne signifie pas que le cerveau s’éteint ou que la douleur devient imaginaire.

Cela signifie que **le cerveau peut traiter différemment un même signal douloureux**.

## Et les études récentes confirment ces découvertes !

En 2026, une vaste revue scientifique publiée dans l’*European Journal of Pain* a analysé **106 études sur l’hypnose et la douleur**.

Les résultats confirment que l’hypnose peut réellement diminuer la douleur, avec un effet mesurable dans les études cliniques.

Ces conclusions rejoignent celles d’une méta-analyse de 2024 portant sur **70 études et plus de 6 000 participants**, qui a également mis en évidence les bénéfices de l’hypnose en complément des soins habituels.

Ces recherches viennent renforcer ce que les neurosciences observent depuis plusieurs décennies : notre cerveau possède des capacités de modulation de la douleur, et l’hypnose permet de les mobiliser.

Les résultats varient naturellement selon les personnes et les types de douleurs, mais une chose est désormais établie : **l’hypnose n’agit pas uniquement sur notre détente**. Elle peut aussi agir sur notre perception de la douleur et contribuer à un véritable soulagement.

## Avoir mal et souffrir : ce n’est pas exactement la même chose

Une autre étude, publiée en 1997 par Pierre Rainville et son équipe dans la prestigieuse revue *Science*, a montré quelque chose de fascinant.

Grâce à des suggestions hypnotiques, les chercheurs ont pu **diminuer le caractère désagréable d’une stimulation douloureuse, sans nécessairement diminuer son intensité ressentie**.

Autrement dit, une douleur peut encore être présente, mais devenir moins pénible.

C’est particulièrement intéressant dans les douleurs chroniques, où l’anticipation, les tensions et l’épuisement peuvent ajouter de la souffrance à la sensation physique.

L’hypnose ne répare pas une lésion. Elle peut modifier **la manière dont le cerveau reçoit, interprète et vit certains signaux douloureux**.

## Au cabinet : passer de 8/10 à 1 ou 2/10 en trois séances

Une de mes patientes souffrait depuis des années de douleurs cervico-brachiales.

Chaque jour, à partir du milieu de l’après-midi, ses douleurs devenaient particulièrement envahissantes. Elle les évaluait à 8 sur 10.

Après trois séances d’hypnose, elles étaient descendues à **1 ou 2 sur 10**.

Plusieurs mois plus tard, cette amélioration se maintient. Je ne la reçois désormais que tous les huit à dix mois, pour une séance ponctuelle.

Et surtout, **elle revit !**

Ce résultat individuel ne constitue pas une garantie pour tous les patients, mais il illustre les améliorations que l’on peut souvent observer, même après des années de douleur.

## Je sais personnellement ce que signifie souffrir

Je souffre moi-même d’**algies vasculaires de la face**, une maladie neurologique distincte de la migraine, dont les crises peuvent être extrêmement violentes.

Après une seule séance avec mon mentor en hypnose, Josick Guermeur, j’ai constaté **80 % de crises en moins**, et cela depuis plusieurs années.

Les crises restantes sont aussi soulagées plus rapidement avec l’oxygénothérapie, sans recours systématique aux injections de sumatriptan.

Cette expérience a profondément marqué ma pratique.

Aujourd’hui, j’enseigne également **l’autohypnose** à mes patients, afin qu’ils disposent d’un outil supplémentaire pour mieux gérer leurs douleurs et accompagner leurs traitements.

## Soulager la douleur, oui. Éteindre l’alarme, non !

La douleur est aussi un signal d’alerte indispensable.

L’objectif n’est donc jamais de rendre quelqu’un insensible à tout ce qui se passe dans son corps.

C’est pourquoi **je n’accompagne pas une douleur inexpliquée sans évaluation médicale préalable**.

Une douleur nouvelle ou inhabituelle doit pouvoir être reconnue, et l’hypnose ne remplace jamais les traitements médicaux.

## Mon objectif : vous rendre votre autonomie

Je ne cherche pas à multiplier les séances.

Je souhaite que mes patients retrouvent du confort, de la liberté et des outils qu’ils peuvent utiliser eux-mêmes.

Car lorsque la douleur cesse d’occuper toute la place, **c’est parfois toute une vie qui recommence**.

Je reçois adultes et enfants à mon cabinet de **Villeneuve-lès-Avignon, dans le Grand Avignon**, et certaines séances peuvent également être proposées en visioconférence.

→ [Prendre rendez-vous](https://www.hypnoseprovence.com/reservation)

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### Références scientifiques

- Rainville P. et al. — *Pain affect encoded in human anterior cingulate but not somatosensory cortex*, Science, 1997. DOI : [10.1126/science.277.5328.968](https://doi.org/10.1126/science.277.5328.968)
- Vanhaudenhuyse A. et al. — *Pain and non-pain processing during hypnosis: a thulium-YAG event-related fMRI study*, NeuroImage, 2009. DOI : [10.1016/j.neuroimage.2009.05.031](https://doi.org/10.1016/j.neuroimage.2009.05.031)

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